Libye: Une conférence internationale prévue à Berlin

En visite dans le pays, le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a indiqué, le 27 octobre, que l'objectif de la rencontre qui se tiendra dans la capitale allemande, en vertu d'un plan d'action de l'ONU, sera de mettre fin aux interférences étrangères dans le conflit libyen.

Les « influences étrangères » sont un « problème fondamental » de la crise libyenne et y mettre « fin sera l'un des objectifs de la conférence de Berlin », a déclaré le chef de la diplomatie allemande à la presse, ajoutant que la rencontre pourrait se tenir entre fin novembre et début décembre. Il s'exprimait ainsi aux côtés de son homologue libyen, Mohamad Tahar Siala, ainsi que de l'émissaire de l'ONU, Ghassan Salamé, dans la ville de Zouara, à 100 km à l'ouest de Tripoli.

Durant son bref séjour, Heiko Maas a eu une réunion avec le Premier ministre du gouvernement d'union (GNA) basé à Tripoli, ainsi qu'avec l'émissaire de l'ONU, Ghassam Salamé. « Nous avons donné à MM. Sarraj et Siala un aperçu sur l'état d'avancement du processus de Berlin », a confié le délégué des Nations unies à l'issue de leur échange, tout en évoquant un « processus sérieux de la part de pays influents dans le monde ». Il a dit espérer mettre fin à Berlin aux divisions de la communauté internationale sur le dossier libyen, avant une autre conférence qui sera organisée en Libye même.

Le ministre allemand a exprimé le soutien de son pays au plan de l'ONU sur la Libye, estimant « nécessaire la réactivation du processus politique » dans ce pays déchiré par les conflits depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, en 2011, pour « parvenir à une paix durable ».

Plusieurs analystes estiment que la guerre perdure en Libye parce que certaines puissances la mènent par procuration dans ce pays, où le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est, a lancé une offensive, le 4 avril, pour s'emparer de Tripoli. Ils citent notamment les Emirats, l'Egypte et l'Arabie saoudite qui sont accusés de soutenir le maréchal Khalifa Haftar, y compris le Qatar et la Turquie qui, selon eux, appuient le GNA.

Malgré l'offensive de l'armée nationale libyenne que dirige l'homme fort de la Cyrénaïque, pour tenter de s'emparer de Tripoli, la capitale, ses troupes se heurtent depuis à une opposition farouche des forces loyales au GNA.

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