Tunisie: L'UE approuve le versement de 150 millions d'euros à la Tunisie au titre de l'assistance macrofinancière

communiqué de presse

Bruxelles — - La Commission européenne, agissant au nom de l'UE, a approuvé aujourd'hui le versement à la Tunisie d'un prêt de 150 millions d'euros.

Ce troisième et dernier versement dans le cadre du deuxième programme d'assistance macrofinancière (AMF) en faveur de la Tunisie fait suite à la mise en œuvre d'un ensemble important de mesures destinées à soutenir la transition économique du pays.

Les fonds de l'AMF sont versés en contrepartie de la mise en œuvre de politiques spécifiques arrêtées dans un protocole d'accord. Les réformes entreprises dans le cadre de ce programme d'AMF illustrent les efforts accomplis par les autorités tunisiennes pour mettre en œuvre un vaste ensemble de mesures destinées à lutter contre la corruption, rendre le système fiscal plus équitable, accroître la qualité de l'administration publique et améliorer le système de protection sociale du pays. Le programme d'AMF a également soutenu des réformes visant à renforcer la politique du marché du travail et à réduire le chômage, en particulier chez les jeunes, ainsi qu'à améliorer le climat des affaires en Tunisie.

À la suite de ces efforts de réforme et du récent soutien démocratique fort en faveur d'une poursuite de la transition amorcée en 2011, la Tunisie peut compter sur le partenariat de l'UE pour renforcer son économie et sa gouvernance politique afin d'améliorer la vie quotidienne des Tunisiens et d'assurer à tous une protection sociale. LUE continuera de soutenir les efforts que déploie la Tunisie pour relever les défis qui demeurent en matière de réforme économique, financière et institutionnelle en vue de favoriser la croissance et la transition socio-économique.

M. Pierre Moscovici, commissaire pour les affaires économiques et financières, la fiscalité et les douanes, a déclaré à ce sujet: «Ce versement illustre notre volonté sans faille d'aider la Tunisie et son peuple. Le pays a mis en œuvre, ces dernières années, les politiques clés qu'il s'était engagé à mener, mais il demeure essentiel de poursuivre et d'approfondir les réformes économiques et structurelles afin de pérenniser les acquis démocratiques et politiques en Tunisie et d'assurer un avenir plus prospère. Nous sommes donc prêts à travailler main dans la main avec la Tunisie afin de l'aider à mener les réformes nécessaires pour favoriser l'investissement, l'emploi et une croissance inclusive, dans l'intérêt de ses citoyens, notamment de sa jeunesse».

Le deuxième programme d'AMF a été proposé en 2015 pour soutenir le redressement économique de la Tunisie. Les fonds de l'AMF sont versés en contrepartie de la mise en œuvre de politiques spécifiques arrêtées dans un protocole d'accord. Ce programme d'AMF est destiné à aider la Tunisie à couvrir ses besoins de financement extérieur, parallèlement à la mise en œuvre d'un vaste programme de réformes structurelles ambitieuses.

Le Parlement européen et le Conseil ont adopté le deuxième programme d'AMF, doté d'une enveloppe de 500 millions d'euros, au mois de juillet 2016. Le versement d'aujourd'hui porte à 800 millions d'euros le montant des fonds d'AMF versés par l'UE à la Tunisie depuis 2015.

Contexte

Les programmes d'assistance macrofinancière (AMF) s'inscrivent dans le cadre de l'action plus générale de l'Union à l'égard de ses voisins et sont conçus pour être un instrument exceptionnel de réaction aux crises. Ils sont destinés aux pays voisins de l'Union confrontés à de graves problèmes de balance des paiements. Le respect des droits de l'homme, ainsi que l'existence de mécanismes démocratiques véritables, dont le pluralisme parlementaire et l'État de droit, en constituent les conditions préalables.

L'assistance macrofinancière est également subordonnée à l'existence d'un accord de prêt du FMI qui ne soit pas un accord de précaution, et à un bilan satisfaisant de la mise en œuvre du programme de réformes du FMI.

Le versement des fonds d'AMF se fait par tranches, qui ne sont débloquées que si des conditions strictes visant à renforcer la stabilité macroéconomique et financière sont remplies. Ces conditions sont fixées dans un protocole d'accord signé entre l'UE et le pays bénéficiaire.

Contrairement à d'autres formes d'aide financière aux pays tiers, les programmes d'AMF sont proposés par la Commission puis approuvés par le Parlement européen et le Conseil. Le premier programme d'AMF avec la Tunisie, conclu en juillet 2017, prévoyait 300 millions d'euros sous forme de prêts.

À la demande de la Tunisie, la Commission a proposé, en février 2016, un second programme d'AMF doté d'une enveloppe de 500 millions d'euros. Le Parlement européen et le Conseil ont adopté cette proposition au mois de juillet 2016. Les conditions relatives aux politiques à mener, arrêtées d'un commun accord par l'UE et la Tunisie, sont inscrites dans le protocole d'accord et dans la convention de prêt signés à Bruxelles le 27 avril 2017.

Pour le versement de la troisième et dernière tranche du deuxième programme d'AMF, les mesures spécifiques demandées visaient à favoriser un assainissement budgétaire et une croissance économique durable dans le pays. Il s'agissait notamment de réformes destinées à mieux protéger l'épargne déposée dans les banques tunisiennes, à accroître la transparence de la gestion des finances publiques, à renforcer les filets de sécurité sociale soutenant les Tunisiens vulnérables, à faciliter les échanges bilatéraux grâce à l'amélioration des liaisons aériennes avec l'UE et à améliorer le climat des affaires du pays afin de mieux attirer les investissements nationaux et étrangers.

Relations UE-Tunisie

Depuis le début de la révolution de 2011, la Tunisie œuvre à la mise en place d'une démocratie moderne fondée sur les libertés, le développement économique et la justice sociale. L'Union européenne est un partenaire essentiel de la Tunisie dans ce processus. La coopération dans un large éventail de domaines a été renforcée par le «partenariat privilégié» noué en 2012.

L'engagement de l'UE à aider la Tunisie à concrétiser ses ambitions a été réaffirmé en 2016 dans la communication conjointe intitulée «Renforcer le soutien de l'UE à la Tunisie» et au moyen du lancement, par la haute représentante et vice-présidente, Mme Mogherini, et le défunt président Caïd Essebsi, du partenariat UE-Tunisie dédié à la jeunesse, qui figure parmi les priorités bilatérales. Lors de la 15e session du Conseil d'association UE-Tunisie en mai 2019, l'importance de la relation bilatérale et du soutien de l'UE en faveur d'un développement inclusif et durable du pays a été soulignée.

L'UE reste déterminée à renforcer son partenariat privilégié avec la Tunisie. Elle a augmenté son assistance financière à la Tunisie afin de l'aider à consolider sa transition démocratique et à relancer son économie. La stratégie d'aide de l'UE à la Tunisie repose sur un large éventail d'instruments financiers et d'instruments d'assistance technique, notamment des programmes d'appui budgétaire relevant de l'instrument européen de voisinage (IEV), dont la Tunisie est l'un des principaux bénéficiaires parmi les pays du voisinage méridional (300 millions d'euros de subventions par an depuis 2017), ainsi que des prêts importants accordés par la Banque européenne d'investissement.

Les relations de l'UE avec la Tunisie ne se limitent pas à l'assistance financière et au financement du développement mais se traduisent également par une coopération dans de nombreux domaines d'action et par diverses opportunités pour la coopération UE-Tunisie, notamment dans le cadre d'initiatives de l'UE telles que Europe créative, Erasmus + ou Horizon 2020.

Copyright Union européenne, 1995-2019

SOURCE Commission europénne

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: PR Newswire

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.