Cameroun: Hépatites B et C - Dépistage gratuit pour les handicapés

La campagne de trois jours ouverte lundi dernier s'est achevée hier au Centre national de réhabilitation des personnes handicapées de Yaoundé.

Lambert Amala a cédé à la publicité intempestive des haut-parleurs posés au carrefour Etoug-Ebe à Yaoundé. Pour une fois, elle était utile et annonçait une campagne de dépistage gratuit des hépatites B et C. L'opérateur économique d'une cinquantaine d'années s'y est rendu. Mardi, il a effectué ce test pour la deuxième fois et gratuitement. A ses côtés, son fils aîné de 18 ans. « Il vient faire le même test. Il va à l'université et je ne veux pas qu'il soit exposé », explique-t-il. Dans un jeans serré, le fils paraît moins enthousiaste. Il porte le ticket n°233.

Ce matin à l'accueil du Centre national de réhabilitation des personnes handicapées au quartier Etoug-Ebe à Yaoundé, ça grouille de monde. A 12h30, l'équipe en charge de la campagne en est à 264 personnes dépistées. Pour cette opération, les profils varient. Ils sont femmes, hommes, jeunes et personnes handicapées. « Compte tenu de ce que beaucoup de campagnes sont souvent organisées à des endroits pas toujours accessibles pour les personnes handicapées, nous nous somme dit que cette campagne pourrait les aider et toucher un maximum d'entre eux.

Ces examens coûtent cher. Et les personnes handicapées étant des couches sociales déjà vulnérables et avec un pouvoir économique généralement amoindri par la prise en charge des complications dues à leur situation, nous nous sommes dit que cela serait idoine », explique Dr Alexandre Manga, directeur général du Centre. Sur place, le point focal assure elle-même la remise des résultats aux personnes dépistées. « Parmi les cas reçus, nous avons diagnostiqué près de 15 cas positifs », indique Dr Ngasoua Tomfeu Clarence. Lorsque des cas s'avèrent positifs, un prélèvement est effectué chez le patient afin de déterminer la charge virale et d'engager le traitement approprié. Pour les résultats négatifs, les personnes dépistées sont invitées à se faire vacciner.

Il faut avoir au moins trois doses étalées sur une période de trois mois pour avoir le vaccin au complet. C'est l'option de Lambert Amala dont les résultats se sont avérés négatifs. Clarisse Mvogo, également venue se faire consulter, compte y amener ses enfants et son conjoint ce mercredi. « Prévenir vaut mieux que guérir. J'ai perdu un beau-frère il y a trois ans des suites de cette maladie. Ça va trop vite et je préfère éviter cela aux miens », dit-elle. Le Centre travaille avec l'appui de la firme pharmaceutique Mylan, en partenariat avec la société de gastro-entérologues du Cameroun. Une fois la maladie dépistée, les patients sont orientés vers un gastro-entérologue qui prend le relais.

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