Cameroun: « Il vaut mieux commencer tôt »

Bassek ba Kobhio, cinéaste, fondateur de l'Institut supérieur de formation aux métiers du cinéma et de l'audiovisuel de l'Afrique centrale.

Quels apprentissages les élèves peuvent-ils acquérir en cinéma au secondaire ? Les connaissances théoriques, l'histoire du cinéma mondial, africain, camerounais, l'expression et le langage cinématographiques, ainsi que la pratique cinématographique sont des apprentissages du niveau des élèves du secondaire, sachant qu'ils auront trois ans de formation, de la classe de Seconde à la classe de Terminale. Et s'agissant de l'aspect artistique de ces disciplines, il vaut même mieux commencer assez tôt à s'y intéresser en pratiquant.

Quels sont les profils des formateurs pour ces élèves qui vont à la découverte de la formation en cinéma ? Les formateurs seront pour le moment des enseignants qui ont été déjà formés à l'encadrement des jeunes dans des matières voisines du cinéma, en attendant que des filières spécialisées s'ouvrent dans les Ecoles normales, mais aussi par des encadreurs qui ont suivi des formations au moins théoriques dans les universités. Tout ce monde aura reçu des armes pour tenir les classes dans cette matière. Le ministre des Enseignements secondaires et l'inspecteur général de pédagogie s'emploient avec beaucoup de méthode. A votre avis, quelle sera la plus-value de cet enseignement pour ces élèves qui côtoient jusqu'ici le cinéma à la télévision ou en salle ? Il y aura une évidente plus-value déjà dans le cadre de la connaissance.

Mais davantage, il y aura la naissance de vocations, un chemin fait vers la professionnalisation, sachant qu'aujourd'hui et dans les années à venir, le cinéma et l'audiovisuel, pratiquement au même niveau que les nouvelles technologies de la Communication et de l'information dont certaines se confondent pratiquement à l'audiovisuel, offriront un large éventail de possibilités d'emploi à tous ces jeunes. En plus, il y aura bien un jour où la télévision numérique terrestre (TNT) cessera d'être la fausse réalisation qu'on nous a vendue jusque-ici. Alors, la demande d'une bonne main d'œuvre pour faire vivre tous ces canaux sera difficile à combler, offrant d'énormes possibilités d'emploi.

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