Cameroun: Santé publique - Le ministre dans le Dja-et-Lobo

Dans le cadre de ses visites inopinées, Malachie Manaouda s'est rendu mercredi dans les hôpitaux de Meyomessala, de Messock et de Sangmélima.

Avec lui, les formations hospitalières finiront par s'y habituer. Malachie Manaouda poursuit ses visites inopinées à travers les hôpitaux du pays. Mercredi, le ministre de la Santé publique a effectué une tournée dans le département du Dja-et-Lobo, accompagné de quelques collaborateurs. Première halte, l'hôpital de district de Meyomessala.

Sur place, Malachie Manaouda est accueilli par la surveillante générale, Carine Ndjock, le médecin-chef étant en séminaire hors de la ville. Tout de suite, la dame dresse un état des lieux et des besoins de la formation hospitalière. D'une capacité d'accueil de 20 lits, cet hôpital reçoit en moyenne 10 patients chaque jour.

Trois médecins généralistes et trois pharmaciens y sont déployés, en plus d'autres personnels soignants en service. En termes de besoins, en plus des lits et des matelas, le bloc opératoire manque d'équipements de réanimation, d'oxygène. Tout comme le laboratoire. « Les bons points ici à Meyomessala, c'est la propreté. J'ai trouvé le personnel en place et commis à la tâche parce qu'ils sont auprès des malades », a relevé le Minsanté.

Au regard des besoins, Malachie Manaouda a instruit ses collaborateurs de faire parvenir dès lundi prochain les premiers équipements. A l'hôpital de district de Sangmélima, c'était une autre réalité. Deux médecins et 15 aides-soignants pour une fréquentation de 300 à 400 malades par mois. A l'arrivée du ministre, les locaux étaient propres, tous les lits recouverts de draps et le jardin entretenu. En l'absence du directeur également en séminaire hors de la ville, c'est la secrétaire générale, Florine Savom Nyavom, qui a servi de guide.

Entre autres chiffres, le rythme de fréquentation de l'unité de prise en charge des personnes vivant avec le Vih/Sida. Près de 1 820 personnes y sont suivies de manière régulière sans compter ceux qui ne reviennent pas après dépistage. Cette formation évalue par ailleurs ses recettes à environ 3,5 millions de F chaque mois et des dépenses mensuelles d'environ 700 000 F.

Dernier arrêt, l'hôpital de référence de Sangmélima. A l'accueil, le directeur de la structure, Dr Bekoule Patrick. Tout de suite, il a présenté la situation. L'hôpital, d'une capacité de 115 lits, est couvert à 15%. « Dans l'ensemble, il y a ici un problème d'effectif avec beaucoup de fonctionnaires absentéistes, un problème de maintenance des équipements à cause de l'instabilité du courant électrique qui entraîne de nombreuses pannes », a-t-il relevé.

Avec des équipements de pointes et un personnel disponible, Malachie Manaouda s'est étonné de la fréquentation réduite. Nous avons ici une structure de pointe. Je sors du laboratoire et je suis impressionné par les équipements qui s'y trouvent. Nous déplorons par contre le taux de fréquentation. « Nous nous attendions à plus », a-t-il souligné. Pour tous ces hôpitaux, le ministre de la Santé a salué la prise en compte de la politique d'humanisation des soins.

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