Afrique: Francophonie - Tunis abritera le prochain sommet de l'organisation

La rencontre aura lieu en mars 2020 dans la capitale tunisienne, comme convenu lors de la 36e Conférence ministérielle de l'espace communautaire, tenue du 30 au 31 octobre, dans la principauté de Monaco. La délégation congolaise était conduite par le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l'étranger, Jean-Claude Gakosso.

Organisées sur le thème « Réconcilier l'humanité et la planète : perspectives dans l'espace francophone à la veille des 50 ans de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) », les assises de Monaco ont été l'occasion de réfléchir sur le sujet, notamment en matière de développement durable, avec des composantes telles que l'économie, le social et l'environnement.

S'y ajoutent la promotion de la diversité culturelle et linguistique, des questions liées aux opérations de maintien de la paix ainsi que l'examen de la situation internationale.

A l'instar d'autres rencontres de l'OIF, celle de Monaco a été aussi l'occasion de promouvoir la langue française et la coopération entre les membres de l'organisation des pays ayant le français en partage, rassemblant déjà quatre-vingt-huit Etats et plus de trois cents millions de locuteurs.

Il s'agissait donc d'une opportunité de plus pour valoriser et contribuer au rayonnement de la langue française à des fins d'intégration et de développement à travers la réalisation des Objectifs de développement durable.

De fait, les ministres présents ont largement échangé sur la thématique de la conférence ainsi que sur les enjeux de la réflexion en cours sur l'avenir et les orientations de l'OIF, à la veille de la célébration de ses 50 ans.

Dans le but de permettre à l'OIF de mener à bien les ambitions qu'elle s'est fixées, le Prince Albert II, de la principauté de Monaco, l'un des Etats fondateurs de l'organisation, a pris l'engagement de la soutenir et d'accompagner les réformes engagées en son sein.

La secrétaire générale de l'OIF, Louise Mushikiwabo, s'est, quant à elle, réjouie de ce que cet espace est devenu une « force unifiant ».

Le ministre congolais des Affaires étrangères a également pris la parole en insistant sur « la grave menace que constitue le réchauffement climatique » et souhaité que la Francophonie s'implique davantage pour combattre le fléau.

« En endossant la problématique vitale de la protection de l'environnement, en s'engageant à réconcilier l'humanité avec la planète, notre conférence se met au diapason des vraies préoccupations de nos peuples », a-t-il estimé.

« Cette posture devrait renforcer la visibilité de la Francophonie, notamment dans le domaine de la diplomatie multilatérale et au sein du système des Nations unies », a poursuivi Jean-Claude Gakosso, après avoir évoqué les efforts consentis par la République du Congo qui a « en maintes occasions donné la preuve de son engagement dans ce domaine », notamment « en prenant des initiatives innovantes ».

Le chef de la diplomatie congolaise a cité l'ambitieux Programme national de reboisement mis en place depuis une vingtaine d'années et le Fonds Bleu, une initiative portée par le président Denis Sassou N'Guesso et ses pairs d'Afrique centrale, qui constitue de l'avis des experts « un appoint majeur aux politiques globales sur la préservation des écosystèmes ».

En marge de la 36e Conférence ministérielle de l'OIF, le ministre congolais des Affaires étrangères et des Congolais de l'étranger a échangé avec son homologue sénégalais, Amadou Ba, sur la nécessité de raffermir la coopération entre leurs pays respectifs.

Les deux personnalités ont également évoqué la situation sécuritaire tant en Afrique centrale que dans la zone ouest-africaine.

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