Afrique: La jeunesse placée au cœur du développement endogène du continent

4 Novembre 2019

Les jeunes africains sont appelés à jouer un rôle primordial dans les politiques d'intégration et de développement endogène du continent. L'invite leur a été faite lors de la rentrée solennelle académique 2019-2020 du Centre africain d'études supérieures en gestion (Cesag) qui s'est tenue le samedi 1er novembre dans l'enceinte de l'école.

« L'Afrique et le développement endogène ». C'est le thème autour duquel la réflexion a été convoquée, le samedi dernier, à l'occasion de la rentrée solennelle académique 2019-2020 du CESAG.

Prononçant la leçon inaugurale, le Dr Cheikh Tidiane Gadio, 3ème vice-président de l'Assemblée nationale du Sénégal convoque le Pr Félwine Sarr qui disait que « l'Afrique n'a qu'elle-même à rattraper ». Une manière pour lui de replacer le continent face à ses responsabilité dans une dynamique de développement globalisé.

Dans sa démarche interpellatrice, M. Gadio qui est connu pour sa maitrise des grandes questions géopolitiques replonge les jeunes étudiants dans les grandeurs de l'Afrique avec l'œuvre de panafricanistes comme Cheikh Anta Diop, Samir Amine, Pr Adebayor, Edem Kodjo, Amadou Mahtar Mbow, Kwame Nkrumah, Houphouët Boigny, Julius Kambarage Nyerere, entre autres.

Une manière pour lui d'indiquer aux jeunes, socle du capital humain du continent, de la nécessité d'adopter une démarche commune dans un contexte marqué par une géopolitique complexe.

A cet effet, M. Gadio estime que se battre pour le Mali où 53 soldats ont été tués par les terroristes dans la matinée du 1er novembre 2019, c'est se battre pour l'Afrique.

Il juge essentiel de régler la question de l'unité africaine pour éviter d'être dominé par le reste du monde.

A ce sujet, cet ancien ministre des affaires étrangères du Sénégal se demande comment l'Europe, les Etats-Unis, la Chine, l'Inde peuvent être des interlocuteurs crédibles si chaque pays africains veut traiter avec eux séparément.

Pour lui, il faut refuser d'être appelé pauvre au moment où tout le monde vient chercher des richesses chez vous.

Dans cette dynamique, M. Gadio considère que l'Afrique doit entièrement tirer profit de la révolution technologique pour essayer de rattraper son retard.

A son avis, le continent n'est pas malheureux mais il fait juste face à des défis non négligeables.

Dans cette même veine, M. Tidiane Sylla, ancien ministre et enseignant associé au CESAG a tenté de « repositionner » cette école de commerce dans le développement endogène de l'Afrique.

Pour lui, aujourd'hui, la mondialisation oblige les pays africains à réfléchir à partir du local ; d'où la pertinence du travail des pères fondateurs.

Dans cette même dynamique, M. Daouda Thiam, administrateur dans cette même école considère que l'Afrique doit trouver sa propre voie et la jeunesse a son rôle à jouer.

Ce qui fait dire à l'ambassadeur du Rwanda à Dakar que « c'est nous qui devons décider de notre destiné ».

Selon lui, il faut que les Africains sachent choisir trois choses à savoir rester ensemble et parler d'une seule voie, être responsable de tous leurs actes et penser plus grands à travers d'initiatives comme la ZLECA.

A son avis, il faut que les jeunes soient au cœur de ce processus.

Sur cette même lancée, le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, M. Dame Diop qui souligne l'importance du capital humain dans les politiques de développement, appelle les jeunes à réfléchir communauté tout en misant sur l'innovation, l'entreprenariat et le leadership.

En guise de complément, il pense qu'il faut travailler à inciter nos Etats à investir dans la formation.

Pour le Directeur de l'Ecole Supérieure des Affaires (ESA) du Togo, il s'agit de former des femmes et des hommes d'Affaires dans tous les secteurs.

Il incite ainsi à la création des réseaux africains avec une signature mondiale.

Le directeur de l'ESA pense que les écoles supérieurs doivent mutualiser leurs forces pour aider la jeunesse africaine à se mettre à niveau. D'où le sens de la convention que son école a signé, le samedi 1er novembre 2019 à Dakar, avec le CESAG.

Lui emboitant le pas, le Pr Balibié Serge Auguste Bayala, directeur du CESAG, invite toutes les parties prenantes à se joindre à eux pour réaliser le rêve des pères fondateurs, « car c'est bien possible d'être au rendez-vous de 2063 ».

Rappelant la force de la détermination et de la méthode, Nelson Mandela qu'il a cité invite à imiter un digne fils de la région il a lancé aux étudiants : « Il nous faut, contre vents et marées, pérenniser l'héritage du Gouverneur Fadiga, puisque les choses semblent toujours impossibles jusqu'à ce qu'on les réalise ».

A l'entame de son adresse, M. Bayala a rappelé ainsi la responsabilité du CESAG, en tant que Centre de Capacitation des ressources humaines africaines surtout à un moment crucial de la marche de l'histoire du monde, ponctuée par des agendas majeurs : 2030 et/ou 2063.

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