Madagascar: CHU de Toliara - Mettre un coup d'arrêt à la corruption

Un grand courage du directeur régional de la santé (DRS) et du directeur de l'hôpital principal de Toliara pour faire face aux ragots et rumeurs de toutes sortes à l'endroit du personnel de santé. Autant collaborer avec le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO). Et que chaque entité prenne sa responsabilité.

Le propre d'un centre hospitalier universitaire (CHU), c'est d'avoir plusieurs professeurs pour faire marcher la faculté de Médecine. Leurs consultations, en tant que spécialistes, varient entre 40.000 et 100.000 ar. De leur côté, les médecins non spécialistes se sentent lésés, ne touchant que leur maigre salaire. Qui profite de la situation ? Il n'y a pas de fumée sans feu, dit-on. Les gens en parlent entre eux, mais n'osent pas se plaindre à cause des représailles. Parfois, les chirurgiens font acheter tout un carton de médicaments pour une petite intervention. Les malades savent qu'ils n'en auront pas autant besoin. Il vaut mieux se taire et recouvrer la santé au plus vite, au lieu de se lamenter. Ces derniers temps, le bruit devient assourdissant sur le fait que la pratique de la corruption est exagérée à l'hôpital principal de Tanambao Toliara.

La société civile, composée de trois associations (Za, Tafatafa et Fanavotana) est au courant. Elle s'informe auprès des malades et des victimes à l'extérieur de l'hôpital. Le doute s'éclaircit et se confirme. Elle sait comment s'y prendre et a ébauché un plan. De son côté, le Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO) est impliqué pour éduquer, dans un premier temps pour prévenir et réduire la mauvaise pratique avant d'appliquer la loi. La convention fut signée le 29 octobre 2019 dans une salle de classe de la faculté de Médecine de la ville de Toliara par les trois parties concernées, en présence du personnel de l'hôpital, des Professeurs, à la grande satisfaction de l'assistance.

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