Sénégal: Débat en cours sur le 3ème mandat - Jean-Paul Dias invite le président Sall à trancher

4 Novembre 2019

Convive de l'émission Objection de la radio Sud Fm (privée) hier, dimanche 3 novembre, Jean-Paul Dias a convié le chef de l'Etat à éclairer la lanterne des Sénégalais sur l'ambition qui lui est prêtée de vouloir briquer un troisième mandat présidentiel.

Face à notre confrère Baye Oumar Guèye, le leader du Bloc des centristes gaïndé (Bcg) soulignant que ce débat «n'est ni tabou ni criminel», a expliqué que si ce débat persiste, c'est parce que le président Sall a pu dire des choses qui ne se sont pas traduites dans les faits.

Le premier secrétaire du Bloc des centristes gaïndé (Bcg), Jean-Paul Dias, s'invite dans le débat en cours concernant l'ambition de l'actuel chef de l'Etat de briquer un troisième mandat présidentiel.

Invité du jour de l'émission Objection de la radio Sud fm (privée) hier, dimanche 3 novembre, Jean-Paul Dias est resté formel en indiquant que ce «débat sur le 3ème mandat n'est ni tabou ni criminel» en référence au limogeage par le chef de l'Etat de certains de ses collaborateurs suite à leurs prises de position sur cette question.

Poursuivant son propos, le leader du Bccg citant l'exemple du président Namibien Sam Nujoma et du Rwandais Paul Kagamé soulignera que les deux ont été autorisés par leur peuple de manière exceptionnelle à faire un troisième mandat.

Revenant sur le cas du Sénégal, Jean Paul Dias, bien que jugeant prématuré le débat en cours sur le 3ème mandat, a déploré le fait qu'on ait laissé le doute de l'époque Wade persister.

Ainsi précisera-t-il, «le président Macky Sall est le seul, aujourd'hui, qui peut dire s'il veut aller à la recherche d'un 3ème mandat, s'il veut tenter un 3ème mandat ou pas... ».

«Si le problème persiste c'est parce qu'il (ndlr-président Sall) a pu dire des choses qui ne se sont pas traduites dans les faits.

C'est-à-dire qu'il y a un doute par rapport à sa parole publique. N'oubliez pas ce qu'il avait dit juste après son arrivée au pouvoir. Il a dit des choses. Certaines étaient dans le programme, d'autres pas.

Et ces choses ne se sont pas révélées dans la mise en œuvre. C'est le cas de la promesse non tenue d'un Gouvernement à 25 ministres et celle de la réduction du mandat présidentiel de sept ans à cinq ans», a laissé entendre l'allié de l'actuel de chef de l'Etat dans le cadre de la coalition Macky 2012 qui avait porté sa candidature au premier tour de l'élection présidentielle de 2012.

Jean Paul Dias trouve par ailleurs le président Macky Sall «trop jeune» pour penser à un successeur. «Macky Sall ne peut pas penser à un successeur parce qu'il est trop jeune. Il n'a pas 60 ans, je ne le vois pas en train de songer à un remplaçant à la tête du pays ou à la tête de son parti ».

Jean-Paul Dias n'a pas manqué par ailleurs de regretter les galons et/ou privilèges accordés par Macky Sall aux membres Ps et de l'Afp, taxés de « ralliés ».

Appréciant ainsi les nominations d'Aminata Mbengue Ndiaye au Hcct et Alioune Ndoye au ministère de la Pêche, il dira sèchement : « Pour moi, le président la République, après avoir servi à la louche ce groupe de ralliés, comme je les appelle, il continue maintenant à leur déverser des faveurs ».

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