Burkina Faso: Assassinat du député-maire de Djibo - «Il a vécu les peines de ses administrés jusqu'au sacrifice suprême»

4 Novembre 2019

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré dans sa réaction sur Twitter et sur sa page Facebook, a condamné cet assassinat. Pour le Chef de l'Etat, « le dessin de assassins est de détruire les fondements de paix, et de cohésion sociale de notre pays. Plus que jamais, ils nous imposent la guerre ».

« Mes pensées vont aux familles de toutes les victimes de cette barbarie, ainsi qu'à la population de la ville de Djibo et de la province du Soum. Je reste convaincu que notre peuple, en dépit de ces terribles épreuves, triomphera de l'hydre terroriste » a indiqué le président du Faso.

Le président de l'Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé a quant à lui qualifié cet assassinat d' « odieux et lâche».

«Tout en condamnant cette barbarie que rien ne saurait justifier, j'exprime, au nom de L'Assemblée nationale et au mien propre, mes condoléances les plus attristées et ma totale solidarité avec les familles des victimes.

Cette attaque rappelle tragiquement la folie meurtrière qui anime les commanditaires et les auteurs des actes terroristes contre notre chère patrie. En ces moments tragiques, j'appelle les Burkinabé à rester unis et forts » a t-il écrit sur sa page Facebook.

Un communiqué de l'Assemblée nationale a précisé que le programme des obsèques et la cérémonie d'hommage sera communiqué ultérieurement.

Le Chef de file de l'Opposition politique, Zéphirin Diabré a également condamné cet assassinat du député maire, qui était de l'opposition politique car militant du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP).

«Je présente mes sincères condoléances aux familles éplorées, au CDP (parti du député-maire) et à la population du Soum.

En tant que maire, l'honorable Dicko a été très courageux et a vécu les peines de ses administrés jusqu'au sacrifice suprême. Que la terre libre du Burkina lui soit légère ! » s'est exprimé M. Diabré.

Le Mouvement du Peuple pour le progrès (MPP), dans une déclaration a appelé à l'union sacrée de la classe politique burkinabè « pour faire pièce à l'hydre terroriste et soulager les populations de déplacements forcés, loin de leur base sociale ».

« Qu'on ne s'y méprenne pas, les terroristes ne sont ni les alliés des peulhs, ni des mossis, ni des musulmans ni des chrétiens, ni des personnes de l'Ouest ou de l'Est.

Ils cherchent à installer la culture de la banalisation du sang humain et de la vie humaine afin de démolir ce que nos ancêtres ont su construire pendant des millénaires : le socle de nos valeurs humaines et humanistes de respect de la vie humaine, de tolérance et de savoir vivre ensemble » a déclaré le parti au pouvoir.

Le Premier ministre, Christophe Dabiré et le ministre en charge des Affaires étrangères, ont aussi réagi à cet assassinat.

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