Cote d'Ivoire: Sidiki Diakité annonce les premières CNI pour janvier 2020

4 Novembre 2019

Un mois à retenir, janvier 2020. C'est à partir de cette date que débutera la production en masse des nouvelles cartes nationales d'identité (Cni) « multifonctionnelles». L'information a été donnée le jeudi 31 octobre 2019, à l'auditorium de la Primature, par le ministre de l'Administration publique, du Territoire et de la Décentralisation, Sidiki Diakité.

Il était l'invité de la tribune « Les Rendez-Vous du Gouvernement », instauré par le Centre d'information et de communication gouvernementale, (CICG). Sidiki Diakité était appelé à se prononcer sur le thème : « l'Etat civil en Côte d'Ivoire : enjeux, défis et perspectives ».

Très vite à la suite de son exposé, les questions concernant la nouvelle Cni ont fusé de toutes parts. Le commissaire du gouvernement a indiqué que ces nouvelles Cni allaient être disponibles à partir du début de l'année prochaine. Le coût, a-t-il ajouté, reste inchangé, à savoir 5000 FCFA pour le timbre.

« Cela, quand bien même la production de la nouvelle carte coûtera un peu plus chère au pays eu égard à la matière utilisée et les multiples fonctions », a-t-il ajouté. Sidiki Diakité a également tenu à rassuré toutes les personnes ayant déjà payé pour de nouvelles cartes ou pour des renouvellements.

« Elles n'auront plus à repayer. Les nouvelles cartes leur seront automatiquement données », a-t-il dit. Revenant à la question de l'Etat civil ivoirien, il dira qu'après avoir souffert pendant des décennies de plusieurs maux qui l'ont discrédité auprès de l'opinion nationale et internationale, il est aujourd'hui en pleine mutation grâce « à l'action du gouvernement qui a fait de l'identification une priorité nationale ».

En effet, pour résoudre tous les problèmes de l'état civil et de l'identification en Côte d'Ivoire, le gouvernement, a-t-il déclaré, compte établir le Registre national des personnes physiques (Rnpp).

A moyen terme, le Rnpp, a-t-il commenté, permettra entre autres de créer un système d'état civil moderne et sécurisé ; de mettre en place un mécanisme de collecte des données relatives aux décès ; de faciliter les procédures de déclaration des faits d'état civil; de constituer un fichier central de données biographiques et biométriques des individus; de garantir à chaque citoyen ou résident un Numéro national d'identification (Nni ) unique ; de produire et délivrer, en tout lieu, des titres sécurisés et de lutter contre la fraude sur l'état civil.

A long terme, ce registre facilitera les échanges intra-administrations et entre administrations et acteurs économiques ; améliorera l'efficacité des services publics d'état civil ; interconnectera le niveau central logé à l'Office national de l'état civil et de l'identification (Oneci) et les centres d'état civil.

L'avantage de ce système, à l'en croire, c'est que le citoyen n'aura pas à produire des documents pour l'établissement de certaines pièces.

Un nouveau système d'enregistrement Revenant à la question précise de l'Etat civil, Sidiki Diakité a indiqué que le gouvernement a pris des décisions pour améliorer le taux de déclaration des naissances et des décès. Précisant à cet effet que 36% des naissances ne sont pas déclarées à l'état civil, et 45% des enfants de moins de 5 ans ne sont pas déclarés.

Aussi seulement 18,0% des décès sont-ils déclarés. Pour donc parer à cette faiblesse, le gouvernement a décidé de l'adoption d'une stratégie nationale de l'état civil et de l'identification, afin de mettre en place un système fonctionnel, fiable et sécurisé.

Mais, aussi de la reforme du cadre juridique par l'adoption et la promulgation de Loi N° 2018-862 du 19 novembre 2018 relative à l'état civil ainsi que la promulgation de la loi N°2018-863 du 19 novembre 2018, instituant une procédure spéciale de déclaration de naissance, de rétablissement de l'identité et de transcription d'acte de naissance.

Il y a également, a-t-il poursuivi, l'adoption d'un nouveau mécanisme d'enregistrement des faits d'état civil instauré par la loi N°2018- 863 du 19 novembre 2018.

Cette loi prévoit, a-t-il cité, l'ouverture de bureaux d'état civil (Bec) dans les 8900 villages du pays ; la mise en place de postes de collecte sanitaires (Pcs) dans les centres de santé et hôpitaux et de postes de collecte communautaires (Pcc) dans les villages, ou dans un quartier donné d'une ville.

« Une vraie révolution par rapport à ce qui se fait actuellement, qui part du fait que l'une de causes majeures du déficit de déclaration des faits d'état civil est la difficulté pour les populations d'accéder aux sites d'enregistrement : la distance moyenne pour atteindre un centre d'état civil est de 7,5 Km », a-t-il affirmé, précisant que cette reforme met en exergue l'apparition de nouveaux acteurs du système, à savoir : les chefs de village et les personnels de santé.

« Des résultats probants en matière d'enregistrement des naissances et décès ont été obtenus lors des projets pilotes dans les régions du Gboklè, du Goh, du Loh-Djoboua, de la Nawa du Poro et de San-Pédro.

En effet, on est passé de 4000 à 8000 déclarations en 6 mois dans ces zones », a-t-il noté. Comme quoi, les perspectives pour l'état civil en Côte d' Ivoire, a déclaré Sidiki Diakité, « sont bonnes, et même excellentes, au regard des solutions novatrices et durables».

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