Madagascar: Secteur du textile - Compétitivité mise à mal par un environnement des affaires difficile

Les entreprises du textile font appel aux dirigeants pour appuyer leur compétitivité.

Madagascar dispose d'un important avantage comparatif, dans le secteur du textile, grâce à la main d'œuvre. Néanmoins, plusieurs problèmes épineux actuels mettent à mal la compétitivité des industries, selon les bénéficiaires du projet UKTP.

19,35% du Produit intérieur brut (PIB), 30% des exportations, 7% des investissements directs étrangers (IDE), jusqu'à 150.000 emplois formels directs... C'est ce que représente le secteur du textile au niveau de l'économie malgache, selon les promoteurs du Projet UKTP (United Kingdom Trade Partnership). Ce projet mis en œuvre sur la période 2019-2022, vise l'amélioration de la compétitivité du secteur textile et habillement dans la Grande Ile, ainsi que l'augmentation des exportations vers l'Union européenne et le Royaume uni. En effet, 15 entreprises du secteur textile et habillement bénéficient de ce projet mené par le Centre du Commerce International (CCI) de Genève et financé par le Gouvernement britannique. Selon le GEFP (Groupement des entreprises franches et partenaires), de grandes opportunités se présentent actuellement pour Madagascar au niveau mondial, suite à la perte de compétitivité de grands pays de textile comme la Chine. Selon ses membres, les exportations de Madagascar ont un potentiel de croître de façon significative, avec le développement d'infrastructures et des IDE. En effet, ces entreprises membres du GEFP affirment être prêtes à relever les défis de la compétitivité, notamment à proposer un produit de qualité à prix compétitif dans un court délai.

Améliorations. Cependant, lors d'un atelier de restitution organisé hier, ces représentants du secteur privé ont évoqué une situation difficile, qui pourrait être changée avec l'Administration publique. Selon eux, cela doit commencer par un dialogue public-privé sur plusieurs points liés au régime fiscal et douanier, à la resegmentation des clients de la Jirama, et aux mesures d'accompagnement sur l'interdiction de l'utilisation de bois de chauffe pour les chaudières. Par ailleurs, ils ont cité des problèmes épineux pouvant mettre à mal la compétitivité du secteur textile et habillement. Il s'agit de l'état des infrastructures, notamment de la RN2, l'approvisionnement en énergie et en eau, le manque de solution viable pour la production de vapeur. En effet, les chaudières sont indispensables pour le textile. Comme la quasi-totalité des chaudières en place, fonctionnent avec du bois, l'interdiction d'utilisation de bois de chauffe sans aucune alternative viable est suicidaire, selon ces entreprises. Celles-ci proposent de monter une industrie forestière viable et bien gérée pour que les industries comme le textile puissent être un débouché des sous-produits comme les débris de forêt.

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