Congo-Kinshasa: Le conflit « FCC-CACH », crainte sur l'exécution du programme du gouvernement (RDC)

Les relations entre le Front commun pour le Congo (FCC) et le Cap pour le changement (CACH) ne sont plus au beau fixe. Les deux plateformes au pouvoir se livrent à une guerre dont on ne connait la suite. Cependant, ce conflit d'intérêts risque de gâcher le programme du chef de l'État, déterminé à améliorer les conditions socio-économiques des Congolais.

Signé après les élections du 31 décembre 2018, l'accord entre FCC et CACH ne fera pas long feu. Ces deux plateformes ne s'entendent plus. Alors, ce conflit veut gâcher l'application du programme ambitieux du gouvernement dont le plus grand perdant sera Félix Tshisekedi, car il s'agit de son pouvoir et de son mandat. Se lançant dans la guerre sur la paternité autour de certains projets que l'actuel gouvernement entend concrétiser, le FCC suscite un affrontement qui incite bon nombre d'analystes à accuser les proches de Joseph Kabila de fouler aux pieds les actions du président de la République.

« Que gagnera le FCC si ses cadres sapent les actions de Félix Tshisekedi ? », s'interroge l'opinion publique. D'autres sources concordantes renseignent que le FCC a déjà armé ses cadres pour préparer le terrain à l'ex-président de la République, Joseph Kabila, dont le retour au pouvoir est toujours contesté par l'opinion tant nationale qu'internationale.

« Nous avons quitté l'esclavagisme, et beaucoup de nos compatriotes qui s'étaient exilés rentrent déjà au pays. Actuellement, notre combat doit se poursuivre pour notre liberté et la paix. Dire qu'ils doivent rentrer en 2023, ce sera comme la troisième guerre mondiale avec le peuple », a dit Gabriel Kyungu Wa Kumwanza à l'occasion de la matinée politique organisée, dimanche 3 novembre, au siège de son parti à Lubumbashi (Haut-Katanga). Et d'ajouter que : « Tout ce qui se prépare contre le pouvoir en place ne marchera pas. La coalition ne signifie pas rentrer en 2023. Nous, nous allons garder le cap en savourant la civilisation et la liberté de l'ère Tshisekedi ».

Après la clôture de la matinée politique du Parti du peuple pour le reconstruction et la démocratie (PPRD), le mois dernier à Lubumbashi, le coordonnateur du Front Commun pour le Congo (FCC), Néhémie Mwilanya Wilondja avait déclaré qu'aucun obstacle ne pourrait empêcher à Joseph Kabila de se porter candidat à la présidentielle de 2023. Depuis cette déclaration, plusieurs sorties médiatiques ne cessent de se multiplier dans le camp de CACH, en réponse à ce que ce camp considère comme de la « pure provocation.

Dans cette optique, le président de la Commission électorale permanente (CEP) de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Jacquemin Shabani, a affirmé que la coalition « FCC-CACH » est une coalition gouvernementale et non une coalition électorale. Donc, si ces conflits se poursuivent, ce sont les Congolais qui seront des victimes.

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