Intégrer la résilience climatique dans les plans de développement, crucial pour le développement de l'Afrique

31 Octobre 2019

Harare, Zimbabwe — Intégrer la résilience aux changements climatiques dans les plans de développement garantit le retour sur investissement d'aujourd'hui et dans l'avenir en matière de climat. Cela nécessite des données, des outils et une capacité robustes, générant un dividende sur la résilience pour attirer les investissements afin de combler les lacunes de l'Afrique en matière d'infrastructures, d'énergie, d'agriculture et dans d'autres secteurs importants, déclare Linus Mofor, de la Commission économique pour l'Afrique.

M. Mofor, Chargé principal de l'environnement, au Centre africain pour la politique en matière de climat (ACPC), à la CEA, indique ceci lors d'un récent atelier organisé par la CEA, le Département britannique pour le développement international (DfID) et le Met Office de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) pour formuler des stratégies concrètes pour la reconstruction d'infrastructures résilientes au climat après le cyclone tropical dévastateur Idai, au Malawi, Mozambique et Zimbabwe.

« Il est nécessaire d'investir rapidement dans des Services d'informations pour le climat (SIC) de qualité et dans des cadres analytiques tenant compte du climat pour intégrer le changement climatique dans la planification du développement et renforcer la capacité des décideurs à d'utiliser les SIC afin de concevoir et de mettre en œuvre des voies de développement efficaces sobre en carbone et résilients au climat », indique-t-il.

« Nous devons adapter nos infrastructures routières, énergétiques et d'irrigation et les rendre plus résilientes au climat afin de garantir des résultats et un retour sur investissement ».

M. Mofor affirme que le programme de développement de l'Afrique tel qu'énoncé dans l'Agenda 2063 et le Programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations Unies sont sérieusement menacés par les effets néfastes du changement climatique.

« Mais les défis liés au changement climatique peuvent être transformés en opportunités de développement résilient au changement climatique, sobres en carbone et qui produisent des résultats pour la transformation et le développement équitable sur le continent », précise-t-il.

Les experts de la CEA ont partagé avec les participants de l'atelier « Bâtir plus solide » sur l'approche des systèmes climat, terre, énergie et eau (CLEWs) aux Objectifs de développement durable et sur la nécessité pour l'Afrique de rechercher la cohérence des politiques, la collaboration institutionnelle et la capacité technique de mise en œuvre intégrée. des ODD.

Il a abordé les défis de développement et des liens existant entre le climat, la terre (l'agriculture), l'énergie et l'eau ; le climat relève de l'ODD 13, la terre de l'ODD 15, l"énergie de l'ODD 7 et l'eau de l'ODD 6.

M. Mofor a également informé l'atelier des activités du Centre africain pour la politique en matière de climat (ACPC), qui repose sur la recherche d'un développement durable, inclusif et résilient au climat en Afrique.

Il dit que ACPC s'efforce d'influencer, de renforcer et de faciliter la transition vers un développement résilient aux changements climatiques en Afrique par le biais de politiques, de plans et de programmes adaptés aux économies transformées, aux écosystèmes sains et au bien-être humain.

Pour sa part, Yosef Amha, d'ACPC, a informé les participants du programme des Services d'informations météorologiques et climatologiques (WISER), qui vise à améliorer la production, l'absorption et l'utilisation d'informations météorologiques et climatologiques en Afrique.

Il indique que les principaux contributions de WISER sont notamment, l'établissement d'une collaboration entre les services météorologiques mondiaux, régionaux et nationaux, la modernisation des services météorologiques nationaux et le renforcement de la prestation des services, le soutien de l'amélioration de la production et de l'utilisation des SIC, le leadership intellectuel en climatologie et la recherche climatologique pour le développement en Afrique (CR4D) et le renforcement des stratégies régionales africaines.

« Il existe de nombreuses initiatives fragmentées visant à soutenir la production et l'utilisation des SIC sur le continent, mais elles ne sont pas coordonnées. Nous devons résoudre ce problème. En outre, notre environnement politique et législatif n'encourage pas suffisamment l'adoption et l'utilisation des SIC », déclare M. Amha.

Il ajoute que le continent manque de stratégies en matière de communication des SIC, issue de nombreuses initiatives et interventions associées à une plate-forme de recherche collaborative permettant de concevoir, alimenter et produire ensemble des informations et des services climatologiques axés sur les utilisateurs. WISER et d'autres programmes de la CEA cherchent à résoudre ces problèmes, ajoute-t-il.

Plus de 100 participants, dont des représentants des trois pays, d'autres pays de la SADC, des Centres de services climatologiques de la SADC, des Communautés économiques régionales, ainsi que des partenaires régionaux et internationaux, y compris la famille des Nations Unies, ont pris part à l'atelier.

Publié par :

La Section des communications

Commission économique pour l'Afrique

BP 3001

Addis-Abeba (Éthiopie)

Tél. +251 11 551 5826

Adresse électronique : eca-info@un.org

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.