Renforcer la redevabilité et la prise de décision fondée sur des preuves, dit un haut responsable

1 Novembre 2019

Lusaka, Zambie — Renforcer la redevabilité et élaborer des politiques fondées sur des preuves dans la planification du développement est essentiel pour optimiser les résultats et l'impact du développement face à la rareté des ressources.

Telles sont les paroles prononcées aujourd'hui par le Statisticien général intérimaire de l'Agence zambienne de statistique, Mulenga Musepa, lors de la clôture de l'atelier de formation, « Renforcer les capacités des gouvernements africains à intégrer la redevabilité dans la planification du développement national », organisé conjointement avec le Ministère de la planification du développement national.

Le Statisticien général par intérim déclare que « d'un point de vue statistique, nous avançons dans notre programme en raison de faibles ressources grâce à une approche consistant à « réaliser plus avec moins de moyens ». Cela, ajoute-t-il, n'implique en aucune manière un compromis sur la qualité des statistiques ou de notre travail ; mais plutôt l'adoption d'une réflexion et d'une planification plus stratégiques.

« Il est nécessaire que les départements ministériels renforcent la coordination de la planification du développement national ; les systèmes nationaux de budgétisation et de financement ; les systèmes statistiques nationaux et sectoriels, ainsi que les systèmes de suivi et d'évaluation. Cela implique qu'il est nécessaire de créer des portefeuilles de statistiques et de suivi et d'évaluation à tous les niveaux des structures gouvernementales et de renforcer les capacités statistiques dans toutes les structures hiérarchiques », ajoute-t-il.

M. Musepa dit de plus que, à terme, cela garantira un impact déterminant sur le développement transformateur de nos institutions et du pays dans son ensemble lors du processus de mise en œuvre de tous les projets, programmes et politiques de développement.

Musepa précise qu'il est conscient que la planification stratégique est un élément clé de cette formation et qu'ils peuvent donc s'attendre à une nouvelle génération de professionnels dotés de capacités renforcées pour intégrer la redevabilité dans les cadres de planification du développement national. « Il s'agit d'une fonction essentielle dans vos diverses fonctions de planificateur, statisticien, programmeur ou experts en communication dans les structures gouvernementales, la société civile, les universités et les médias », souligne-t-il.

Il indique que ces capacités ne peuvent être maintenues que par la gestion du changement, soulignée par des changements délibérés dans nos mentalités.

Parallèlement, Nefuno Kabwe, remercie particulièrement la CEA et le Ministère de la planification du développement national de la part des participants, d'avoir organisé la formation. Elle exhorte également les organisateurs à intensifier le programme de formation des planificateurs et des acteurs du développement aux niveaux des provinces et des districts afin qu'ils puissent utiliser les outils permettant d'intégrer la redevabilité et la prise de décision basée sur des preuves dans la planification aux différents niveaux.

« La formation a renforcé notre capacité à nous assurer que les processus de planification et de budgétisation soient responsables du développement national », déclare-t-elle.

Parrainé par le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (DESA) et mis en oeuvre par la Division de la macroéconomie et de la gouvernance de la CEA, l'atelier qui vient de s'achever fait partie d'un projet global du Compte de l'ONU pour le développement visant à renforcer le savoir-faire de gouvernements de cinq pays pilotes africains pour l'intégration de la redevabilité dans la planification du développement.

Outre la Zambie, les quatre autres pays qui bénéficient de cette analyse de la situation, de l'élaboration de stratégies et du partage des connaissances sont le Bénin, le Cameroun, l'Égypte et le Kenya.

Le programme de formation de huit jours, qui se tenait à Lusaka et co-organisé par la Commission économique pour l'Afrique (CEA) et le Ministère de la planification du développement national, a attiré des planificateurs des politiques et des programmes, des statisticiens et d'autres professionnels nationaux des quatre coins du pays.

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