Cameroun: Convention internationale sur l'eau - Le pays prépare son adhésion

La réflexion a été lancée hier entre le secrétariat de la convention et le ministère de l'Eau et de l'Energie.

Le Cameroun a manifesté son ambition de ratifier la convention sur l'eau. Hier à Yaoundé, il s'est ouvert, pour deux jours, un atelier d'information et de partage sur la convention des Nations unies de 1992 relative à la protection et à l'utilisation des cours d'eau transfrontaliers et des lacs internationaux encore appelée convention sur l'eau d'Helsinki.

L'objectif, aux termes des assises qui s'achèvent aujourd'hui, doter le Cameroun d'instruments pouvant lui permettre de mieux préparer son adhésion à cette convention.

Il s'agit en fait d'un instrument juridique de coopération visant à prévenir et à maîtriser la pollution des cours d'eau transfrontaliers et des lacs internationaux tout en assurant une utilisation rationnelle des ressources en eau dans la perspective du développement durable.

Mettant l'ambition du Cameroun dans son contexte, Gaston Eloundou Essomba, ministre de l'Eau et de l'Energie qui présidait cette cérémonie en présence du chef de délégation de l'Union européenne et de la coordinatrice du système des Nations unies au Cameroun, a rappelé que l'espace Ceeac constitue la région la plus arrosée du continent avec six cours d'eau, cinq lacs et 17 systèmes aquifères.

« Cependant, malgré ce riche potentiel, la région reste encore confrontée aux problèmes liés à la mobilisation de la ressource en eau pour l'alimentation, l'agriculture et l'hydroélectricité. Le grand défi réside donc dans la manière de réaliser une gestion durable et efficiente de nos ressources en eau », a précisé Gaston Eloundou Essomba.

Si le Cameroun ratifie cet accord, il sera le deuxième pays de la sous-région après le Tchad. Ce qui lui accordera comme, avantage «le renforcement de la gouvernance au niveau national, l'amélioration de la coopération avec les pays voisins.

La convention pourrait aussi donner l'opportunité au Cameroun d'accéder aux financements parce que c'est une base pour les investisseurs et aussi elle pourrait aider à la prévention de la gestion des conflits et aussi montrer l'engagement du Cameroun pour les questions de l'eau et de la paix », explique Sonja Koeppel, secrétaire de la convention sur l'eau.

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