Gambie: Restauration de la démocratie - La vice-présidente Dr Aïssatou Touré annonce une batterie de réformes

6 Novembre 2019

Pour restaurer la démocratie en Gambie, le gouvernement du Président Adama Barrow a décidé de mettre en place un certain nombre de réformes. La révélation est de la vice-présidente de la Gambie Dr Aïssatou Touré. Elle s'exprimait en marge de la troisième édition du forum de la jeunesse africaine organisé par l'Unesco et ses partenaires du 28 au 30 octobre à Banjul.

«La Gambie a eu une transition pacifique. Il est parti d'un système dictatorial à une démocratie. En dépit des défis que nous avons hérité de ce système dictatorial, le gouvernement du Président Adama Barrow a décidé de changer la situation afin de mettre les Gambiens dans un environnement démocratique». Ces propos sont de la vice-présidente de la Gambie le docteur Aïssatou Touré.

Elle s'exprimait lors de la 3ème édition forum de la jeunesse africaine tenu du 28 au 31 octobre à Banjul.

Elle informe que depuis 2016 beaucoup d'initiatives de développement ont été prises pour restaurer la démocratie et le respect des droits fondamentaux et de la liberté. «Le droit de l'homme est au centre de la bonne gouvernance. Nous devons avoir une société basée sur le droit.

Pour cela, le gouvernement a décidé de mettre en place une réforme constitutionnelle parce que les dictateurs violent les lois constitutionnelles pour broyer tous les principes de la démocratie.

C'est ce que la Gambie a hérité. Nous sommes en train de faire une réforme constitutionnelle en tenant en compte la liberté d'expression de l'égalité pour pouvoir avancer», soutient-elle.

Elle indique ainsi que la Gambie a établi la commission «vérité, réparation et réconciliation». «Notre gouvernement sous le leardership de Adama Barrow a mis en place la commission vérité, réparation et réconciliation pour montrer au monde que, malgré tout ce que l'on dit, qu'il y a d'autres moyens pour progresser. Pour cela, nous devons autant que possible essayer d'apprécier les choses d'une manière mature», lance-t-elle.

Aussi ajoute-t-elle, une commission sur le foncier a été mise en place en Gambie. Selon elle, le gouvernement a jugé nécessaire d'avoir une commission de dialogue pour mieux comprendre la situation foncière et voir comment l'impunité a affecté les propriétés de l'Etat et les biens individuels.

«L'ancien Président Jammeh avait pris toutes les terres de l'Etat. Il utilisait tout, lui seul et les gens étaient considérés comme des esclaves.

Etant sonné que le foncier a été l'une des causes des conflits en Afrique, nous voulons mettre en place une réforme foncière», a-t-elle fait part. D'après Mme Touré, une commission des droits de l'homme a été également instaurée.

« Nous devons avoir un cadre qui détermine que là où termine un droit de l'homme commence celui d'autrui ». Pour terminer la vice-présidente de la Gambie informe qu'une réforme sur les médias a été faite.

«En un certain moment la Gambie était un pays avec zéro liberté de presse. Aujourd'hui, on a trop de liberté d'expression. Les gens parlent beaucoup, que ça soit vrai ou pas, que ce soit au niveau des médias privés ou des réseaux sociaux. C'est une liberté d'expression totale», a-t-elle conclu.

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