Guinée: Violences/manifs - L'autorité judiciaire interpellée par l'OCGR

6 Novembre 2019

De nouveaux cas de morts ont été enregistrés lundi 04 novembre 2019 lors de la marche funèbre organisée par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Cette initiative consistait de rendre un vibrant hommage aux victimes des manifestations les 14, 15 et 16 octobre dernier.

Lors de cette marche funèbre dont l'itinéraire était de l'hôpital Sino-guinéen, de la Mosquée de Bambeto et au cimetière du même quartier, trois cas de morts et des blessés graves ont été enregistrés.

A cette occasion, l'Observatoire Citoyen pour la Gouvernance et de la Redevabilité (OCGR) a publié le rapport de cette marche lors d'une conférence de presse qu'il a animé mardi 05 novembre 2019 à son siège sis à Kipé dans la commune de Ratoma.

Dans sa déclaration, le directeur exécutif a décrit que cette marche funèbre a mobilisé assez de personnes et des échauffourées ont été émaillées entre manifestants et forces de l'ordre. Des violences ont été enregistrées.

« Trois cas de mort dont 1 à Koloma (Chérif Bah 15 ans), 1 à Bambeto (Abdourahim Diallo 28 ans) et 1 Wanindara3 (Mohamed Sylla) ; dix blessés graves, la destruction d'un PA à Bambeto, l'utilisation de gaz lacrymogène par les forces de l'ordre, des jets de pierres, l'utilisation d'armes à feu, l'utilisation d'eaux bouillantes entrainant des brulures du premier degré, l'utilisation des lances pierres, des barricades et des brulures de pneus à Bambeto, la présence des mineurs dans la manifestation, des arrestations dans la masse, la présence de la croix rouge au côté des blessés », a déclaré Ange Gabriel Haba.

Poursuivant son intervention, cette organisation qui a pour mission d'observer, de prévenir et de documenter toute forme de violence et de s'assurer du respect des droits humains a Condamné fermement la violation répétée des droits humains lors des manifestations en Guinée.

L'OLGR par la voix de son directeur exécutif a interpellé « les autorités judiciaires de tout mettre en œuvre pour situer les responsabilités des violences, faire la lumière sur les tueries et de garantir une justice transparente, diligente et impartiale pour tous. Aux forces de l'ordre de faire preuve de professionnalisme dans l'encadrement des manifestations. Appelle toutes les parties prenantes à plus de responsabilité pour la sauvegarde de la paix dans notre pays », a-t-il lancé.

A cette occasion, le directeur exécutif a exigé que justice soit rendue pour les victimes.

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