Afrique: Autonomiser les agriculteurs par le biais de l'innovation est indispensable au développement durable

communiqué de presse

Rome — La FAO insiste sur l'importance de rendre les technologies et l'innovation abordables et accessibles à tous

« Il est fondamental de soutenir les petits exploitants agricoles et les agriculteurs familiaux en améliorant leur accès à l'innovation afin de favoriser les systèmes alimentaires et le développement durables, » a déclaré aujourd'hui le Directeur général de la FAO, Qu Dongyu, lors d'un débat sur L'amélioration de l'accès à l'innovation dans l'agriculture afin d'atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), qui s'est tenu au siège de la FAO, à Rome.

« L'innovation dans l'agriculture permet d'améliorer l'efficacité, la compétitivité et la résilience lorsque l'on a des terres et d'autres ressources limitées », a souligné M. Qu.

Le Directeur général de la FAO a néanmoins noté que les petits exploitants et les agriculteurs familiaux, en particulier ceux vivant dans les petits Etats insulaires et autres régions vulnérables, sont confrontés à d'énormes défis et ont souvent du mal à accéder à l'innovation agricole.

Pour pallier à cette difficulté, M. Qu a demandé aux institutions de recherche et aux universités d'améliorer le processus de transfert de leurs résultats et de leurs innovations vers les personnes qui en ont le plus besoin.

Le Directeur général a également souligné la nécessité de promouvoir de nouveaux modèles économiques pour rendre l'innovation accessible à des millions d'agriculteurs, prenant pour exemple la nouvelle initiative "Hand-in Hand" de la FAO.

Par le biais d'une forme de jumelage avec les pays développés, cette initiative vise à soutenir les efforts de développement dans les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement, dont beaucoup sont victimes de crises alimentaires.

« Le monde doit pouvoir se nourrir. Il s'agit là d'un défi de taille », a déclaré Mark Keenum, président de l'Université d'Etat du Mississipi (MSU), dans son discours d'ouverture.

« Il faudrait que des organisations internationales comme la FAO et le Programme alimentaire mondial, et des pays, des universités et des chercheurs fassent fi des frontières, qu'elles soient politiques, idéologiques ou géographiques, pour travailler ensemble, collaborer, utiliser des données en accès libre, partager des connaissances et des informations », a-t-il indiqué.

Mise à l'échelle des solutions existantes et nouvelles

Les participants au débat étaient des experts de la FAO, des États membres et des universités, qui ont débattu des mesures à prendre pour améliorer l'accès à l'innovation dans l'agriculture afin de contribuer à la croissance socio-économique, assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, réduire la pauvreté et soutenir la réalisation des objectifs des ODD.

Les intervenants ont également fait remarquer que l'innovation ne prend pas nécessairement la forme des technologies les plus avancées et des solutions high-tech.

L'innovation, c'est aussi l'élargissement de solutions fiables existantes grâce à la coopération internationale et à l'engagement de multiples parties prenantes ou encore la création d'un environnement favorable au transfert de méthodes, de technologies et de solutions novatrices pour ceux qui en ont le plus besoin.

Un nouveau bureau de la FAO dédié à l'innovation

Lors de la réunion, le Directeur général de la FAO a évoqué la création d'un nouveau Bureau de l'innovation proposé en vue de renforcer les activités de l'Organisation dans ce domaine, notant qu'il servira de plate-forme interne et permettra d'atteindre les Membres et les partenaires.

L'accent sera mis sur l'intégration de la science et de la technologie modernes au sein de tous les programmes de la FAO afin d'obtenir de meilleurs résultats tant au siège que sur le terrain.

A propos de l'événement

Cette discussion s'est appuyée sur les thèmes du précédent Symposium international sur l'innovation agricole au service des agriculteurs familiaux, qui reconnaissait le rôle central des agriculteurs familiaux dans le processus d'innovation agricole.

Il a notamment été question de la nécessité d'agir en réunissant tous les acteurs concernés afin de renforcer les capacités des agriculteurs familiaux, d'améliorer la recherche scientifique, les services consultatifs et l'éducation, la cohérence des politiques et d'accroître les investissements publics et privés.

Collaboration avec la MSU

La FAO et l'Université d'État du Mississippi ont démarré leur collaboration en 2010. Leurs efforts portent sur de nombreux domaines de recherche et de développement tels que la santé publique animale et vétérinaire, la santé des poissons et le renforcement des capacités en matière de sécurité alimentaire et de nutrition.

Depuis 2014, la MSU fait également office de centre de connaissances reconnu par la FAO pour le diagnostic des maladies animales en milieu aquatique. La FAO se réjouit de renforcer davantage cette collaboration existante.

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