Cameroun: Entrepreneuriat - Les femmes doivent s'autonomiser

Conseil de l'artiste Kareyce Fotso lors d'une table-ronde ce mardi 5 novembre à l'Ifc de Douala.

« Femmes et développement : combats et épanouissement en milieu professionnel ». C'était le thème de la table-ronde organisée le 5 novembre 2019 à l'Institut français du Cameroun, antenne de Douala, à l'initiative de Kareyce Fotso. La chanteuse, qui prépare son quatrième album entièrement dédié aux femmes, leur a également consacré une semaine d'activités et de réflexions. Semaine qui sera clôturée ces jeudi 7 et vendredi 8 novembre par deux concerts dans la salle des spectacles de l'Ifc de Douala.

Il était donc question, lors de cette rencontre de mardi modérée par Marion Obam, journaliste et chef d'entreprise, déjà d'établir que les femmes représentent une part active importante et chiffrée dans l'économie nationale. Ainsi, selon des statistiques obtenues par la modératrice auprès du Centre de formalités de création des entreprises (Cfce), sur les cinq dernières années, le Cameroun a connu une augmentation de 15 à 20% d'entreprises créées par des femmes. Il était aussi question de partager les expériences professionnelles et entrepreneuriales de trois femmes : Aïcha Noucti Kadji, Pdg de l'entreprise agro-alimentaire Keuni Foods ; Tamar Tiencheu, cinéaste ; et Kareyce Fotso, bien entendu.

De ces expériences, on retiendra la nécessité, au-delà de la passion pour son projet, qu'il faut avoir de la patience. La patience de Tamar Tiencheu qui, pour réaliser son film "La Triade", en projection ce vendredi à Douala-Bercy, a dû écumer des agences de transport, des marchés afin de vendre des DVD de ses prestations comme actrice, a dû vendre à la sauvette afin de produire son projet à 16 millions F. La patience d'Aicha Nocti Kadji face aux lourdeurs de la zone économique Afrique centrale, aux difficultés du circuit de distribution avec des paiements « élastiques », aux difficultés pour les ressources humaines comme financières.

De la patience, du soutien familial et surtout beaucoup de travail pour atteindre ses objectifs. Un chemin primordial pour la nécessaire autonomisation de la femme, de l'avis de Kareyce Fotso. Elle a profité de l'occasion pour revenir sur l'importance de cette table-ronde : « Le socle de développement de la femme passe par la formation. Éduquer une jeune fille, c'est préparer le futur de toute une nation. C'est pour cela que depuis un moment, c'est mon combat. Il n'y a pas longtemps, j'étais à Abidjan [en Côte d'Ivoire, Ndlr] pour le même type de tableronde pour pousser à l'éducation de la jeune fille. »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Cameroon Tribune

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.