Madagascar: Route nationale - La spirale des accidents continue, encore des morts hier

Des vies ôtées sinon détruites à chaque situation pareille

Encore et toujours, les accidents de circulation tuent des vies humaines. Il est temps de prendre des mesures strictes et non des coups d'éclat, puisque la répétition des faits est alarmante.

Deux morts lors de l'accident d'une voiture de location. Vers 15 heures hier, un grave accident s'est produit à Andriambilany, une dizaine de kilomètres après la sortie d'Ambatolampy en direction vers la capitale. Une voiture de marque Mercedes Sprinter louée par une famille habitant à Antananarivo a fait une sortie de route après un problème de freinage. « Deux morts et 19 blessés. A l'heure où nous transmettons l'information, une personne se trouve dans un état critique », a-t-on appris de la brigade routière de la gendarmerie à Ambatolampy. Selon les explications du chauffeur durant son audition par les forces de l'ordre, le frein a lâché sur la descente d'Andriambilany. Il a tant bien que mal essayé d'arrêter la voiture en utilisant les techniques de passage de vitesse en mode rétrogradé afin d'espérer un freinage du moteur.

Le levier de vitesse s'est arrêté en troisième et la voiture a fait plusieurs tonneaux avant de finir sa course au-dessous du pont d'Andriambilany. Deux personnes, un homme et une femme, ont péri sur le coup. Tous les autres passagers n'ont pas été épargnés par la violence du choc. Ils étaient au nombre de 19 à être évacués d'urgence à l'hôpital d'Ambatolampy. Signalés de la situation, les éléments de la gendarmerie étaient venus sur place et se sont donné la main avec les riverains pour évacuer les blessés du décombre. Cette famille a loué la voiture taxi-brousse pour assister à une cérémonie à Ambatolampy. Tout s'est déroulé très bien jusqu'à ce retour vers la capitale.

Danger réel. Les accidents, on en a marre ! Rien que depuis le début de cette semaine, on a recensé des morts et des blessés. Et c'est devenu un fait banal alors que des vies humaines entrent en jeu. Il n'y avait aucune disposition stricte prise alors que les statistiques sont alarmantes. Dans les autres pays, la régulation de la circulation routière est une priorité et les législations sont strictes. Ici, les lois sont faites pour être appliquées pendant, tout au plus, six mois. On a en vu de toutes les couleurs : ceinture de sécurité, casques pour les motards, hauteur des bagages pour les taxi-brousses, test d'alcoolémie, visites techniques inopinées etc. Les dispositions restent des effets d'annonce sinon un coup d'éclat non suivi d'action. Des spécialités à la malgache pour maintenir un poste.

Aujourd'hui, il n'y a de pire crainte que de voyager dans ces cercueils roulants que sont les taxi-brousses et les taxi-be. Parallèlement à cela, les conducteurs n'ont aucune morale dans l'accomplissement de leur travail. C'est seulement ici à Madagascar qu'on trouve des voitures de transport en commun qui font des courses-poursuites à la recherche de voyageurs, histoire de soutirer un peu de bénéfice par rapport aux autres. Tout cela au détriment des vies humaines. Et les coopératives ferment les yeux devant cette triste réalité. Aussi, c'est seulement ici à Madagascar que la régulation des circulations est faite à 100 % par des hommes. On n'a jamais eu recours à la technologie que même dans toute l'île, il n'y a même pas de feu tricolore ni de camera de surveillance pour contrôler en temps réel la circulation. Beaucoup reste à faire. Pour le moment, les accidents mortels sont presque devenus des faits... normaux et sont oubliés des autorités.

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