Burkina Faso: Régulation des télécommunications et des postes - L'Arcep remet son rapport 2018 au Premier ministre

9 Novembre 2019

Les secteurs des postes et des communications électroniques (encore appelées télécommunications), se portent bien au Burkina Faso. C'est ce qu'a révélé ce vendredi 8 novembre 2019, le président de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), Tontama Charles Millogo, après avoir remis au Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, le rapport 2018 de son institution. Selon lui, les deux secteurs d'activités réalisent des chiffres d'affaires de plusieurs milliards de francs CFA, et apportent une contribution significative à l'économie nationale.

Le secteur des télécommunications, a indiqué M. Millogo, comprend trois opérateurs mobiles (ONATEL, ORANGE et TELECEL FASO) qui réalisent à peu près 19 millions d'abonnés, soit un taux de pénétration d'environ 96% de la population. « Les statistiques nous montrent qu'en moyenne au Burkina Faso, un abonné détient à lui seul, trois à quatre cartes sim (ou puces). Ces puces sont soit d'un même opérateur, soit de deux opérateurs, ou l'ensemble des trois opérateurs », a-t-il expliqué. Pour le président de l'ARCEP, le chiffre d'affaires réalisé par l'ensemble des trois opérateurs mobiles au cours de l'année 2018, s'élève à environ 325 milliards de francs CFA, pour une contribution fiscale au budget de l'Etat d'environ 80 milliards, et un total d'investissement qui se chiffre à environ 57 milliards. Il a toutefois déploré une baisse au niveau des emplois directs, même si au niveau des emplois indirects, il y a une forte croissance. Ces emplois indirects, a-t-il précisé, concernent ceux qui vendent les cartes de recharge ou des accessoires, ceux qui réparent ou vendent des téléphones.

Tontama Charles Millogo a fait savoir que le régulateur a mis le consommateur au cœur de ses préoccupations, parce qu'il constitue le premier acteur dans la chaîne. Ainsi, pour l'année 2019, l'ARCEP a engagé un certain nombre d'activités, pour permettre aux utilisateurs, d'être maîtres dans leur choix. « Très bientôt, nous allons mettre à leur disposition, des outils qui vont leur permettre d'apprécier la qualité des services offerts par les opérateurs », a soutenu le patron de l'ARCEP.

Parlant du secteur des postes, Charles Millogo a fait savoir qu'une vingtaine d'opérateurs ont été autorisés par l'ARCEP à exercer, pour un chiffre d'affaires d'environ sept milliards de francs CFA réalisés en 2018. « C'est énorme, contrairement à ce que les gens pensent que le secteur postal n'est pas assez dynamique », s'est-il réjoui.

Au Chef du Gouvernement, les responsables de l'ARCEP ont aussi parlé des difficultés rencontrées par l'institution. Tontama Charles Millogo a souligné que la structure de régulation des postes et télécommunications, est confrontée à des difficultés qui sont assez majeures. Il s'est réjoui d'avoir eu une oreille attentive de son Excellence le Premier ministre, qui les a encouragés, félicités, et assurés de l'accompagnement du Gouvernement.

Comme première difficulté, il a noté que le secteur des postes est confronté aux opérateurs qui exercent de façon illégale. Le président de l'ARCEP a dit avoir informé le Premier ministre des actions qu'ils ont engagées à ce niveau, et sollicité son accompagnement, pour permettre d'assainir ce secteur.

M. Millogo a par ailleurs cité le vandalisme perpétré sur les infrastructures de communication électronique, et qui empêche d'offrir des services de qualité aux clients. Il a également révélé que lors des travaux publics, comme ceux qui concernent la voirie, des fibres optiques sont coupées. Cette situation selon lui, rend souvent injoignables de nombreuses localités.

La dernière difficulté que le président de l'ARCEP a exposée à Christophe Joseph Marie Dabiré, est relative à la réticence des populations à l'implantation des infrastructures de télécommunication telles que les pylônes. Il a donc appelé les populations à la collaboration, pour faciliter le déploiement de ces infrastructures. « Nous les rassurons que l'autorité de régulation veille à ce que ces infrastructures soient déployées dans les règles de l'art », a-t-il promis.

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