Afrique de l'Ouest: La Cédéao décide de doubler son contingent militaire

Un bureau de vote lors de l'élections du 13 avril 2014, en Guinée-Bissau.

Les chefs d'Etat de l'organisation ouest-africaine se sont réunis, le 8 novembre, en sommet extraordinaire à Niamey (Niger), sous l'égide du président Mahamadou Issoufou, pour parler de la crise politique dans le pays.

A l'issue de la rencontre, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (Cédéao) a décidé d'aller vite pour « contrer le président Vaz dans ses tentatives de garder le pouvoir et éviter ainsi à la Guinée-Bissau une crise sans précédent ».

Les chefs d'Etat ont à l'unanimité décidé de doubler le contingent militaire de la sous-région à Bissau, qui sera porté à mille hommes d'ici à quelques jours. Ils ont prévu également d'envoyer une délégation de cinq chefs d'État sur place, le 16 novembre.

A l'ouverture des travaux, le président en exercice de la Cédéao, Mahamadou Issoufou, a déclaré que la Guinée-Bissau vit actuellement une « situation de crise politique et nationale grave avec des conséquences désastreuses pour le pays et la sous-région. La Cédéao est devant une situation de déstabilisation de la Guinée-Bissau avec des risques réels de guerre civile ».

Le sommet de Niamey doit, selon la Cédéao, « envoyer aux protagonistes un message très clair ». « La Cédéao ne peut tolérer pour quelque raison que ce soit la déstabilisation d'un État membre ». Les chefs d'État réunis dans la capitale nigérienne craignent surtout les risques de confrontation entre les différentes forces de défense et de sécurité nationales sans oublier la force d'appui à la tête de la Cédéao. La question de la fermeture de la frontière entre le Bénin et le Nigeria n'était pas, en revanche, au programme.

En outre, l'organisation ouest-africaine ne soutient pas la démarche récente du président José Mario Vaz de changer de Premier ministre et de gouvernement peu de temps avant la présidentielle prévue le 24 novembre.

Par ailleurs, le chef du gouvernement, nommé par le président il y a onze jours, a démissionné. Le Premier ministre Aristides Gomes, en poste auparavant et limogé par le président, José Mario Vaz, reste soutenu par la communauté internationale.

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