Cameroun: De la sainte aliénation religieuse des Africains

10 Novembre 2019

Que l'on se dise croyant ou pas, la nature nous subordonne au fait religieux, car au moment d'agir, c'est une autorité au-dessus qui détermine l'initiative.

En effet, nous intégrons tout espace de production en organe sexuel, jouissance transgressive pour le leucoderme, masturbation mégalithique pour le mélanoderme et implosion hermaphrodite pour le xanthoderme, empreinte stable pour la femme et empreinte désastreuse pour l'homme.

Nous en avons des explications plus détaillées à travers la tragédie du sexe d'Osiris, les poésies érotiques du veda et le nu du Laocoon qui ont donné naissance à toutes les religions que nous connaissons.

Cela implique qu'en se limitant au veda qui a pour infini complément le vaudou, ou au darwich (voir le dari perse qui a pour infini complément le daro de Mohenjo-Daro), l'être humain est pleinement accompli sur le plan religieux.

A ce titre, les religions des "gens du livre", relevant du magna graecia grec, n'apporte que du superflu, l'indélébile superflu.

Donc, en allant au-delà du patrimoine na, l'humain n'est autre que dans la poursuite de l'indélébile superflu et rien d'autre, car le bonheur que l'on n'a pas trouvé à la terre vierge ne se trouvera jamais à la terre promise.

Entrons à présent dans la présentation détaillée de magna graecia, afin de bien comprendre sur quel socle s'appuie le fonctionnement des religions relevant de l'indélébile superflu, notamment le mécanisme par lequel se crée et se perpétue la sainte aliénation des peuples.

L'articulation numérique de magna graecia, qui relève du patrimoine ma, donne la définition « élargissement vertical et horizontal en partant du superflu », son danger étant l'appétit du miroir au détriment de la réalité.

Ce magna graecia nous vient du diospolis magna égyptien qui signifie « chute de la goutte d'eau, élargissement vertical et horizontal » et relève du patrimoine na, son danger étant l'appétit du superflu au détriment de l'avenir.

Le patrimoine na désigne une civilisation qui se contente de ce dont elle a besoin, avec pour point de départ le pila égyptien, alors que le patrimoine ma désigne une civilisation qui va au-delà de ce dont elle a besoin, avec pour point de départ le tula toltèque.

En tant que foyers de production, on les désigne par naga, entités régies par le negus, non pas pour la complémentarité des besoins manquants, mais l'unité par la complémentarité des autonomies, du mariage civil à la coopération entre Etats.

C'est en partant de ce socle que le Noir, qui apparaît en bout de chaîne en tant qu'exécutant subordonné à la vestale, répand la religion du livre dans le monde. Donc, l'idée selon laquelle le Coran et la Bible, en tant que livres, nous viennent du mâle blanc est totalement erronée.

Car le fait religieux, qui désigne l'autorité au-dessus de nous déterminant l'initiative, ne peut qu'être personnifié féminin, personnification de la noire de notre solfège, réalité incontestable.

Pour être le plus précis. La torah nous vient de nasi dont l'archive na est amon et l'archive ma amok ou mosk. La bible latine nous vient du poeni carthaginois dont l'archive na est baal et l'archive ma amak ou mask.

L'arabe nous vient du dogon malien dont l'archive na est baar ou bambara, sans archive ma. Nasi signifie « corps divin » et poeni signifie « progresser en étant subordonné à ce qui a précédé ».

Quant à baar, qui vient du dogon, il se lit aussi arab, bara ou raba (étymologie de Rabat au Maroc qui est un patrimoine de l'Algarve nègre), auquel on ajoute cham "la noirceur du dieu" pour donner chambaran (France) ou mouchambara (Comores), complément de chaman qui signifie « de l'éclat ardent du dieu ».

Ecriture arab qui a été utilisée pour installer en pays mélanoderme des populations leucodermes qui n'étaient pas moins victimes des inquisitions ottomanes telle celle de Bajazet qui fut battu à plate couture par le mor Tamerlan.

Populations arabes que l'on retourne aujourd'hui contre celles et ceux qui les ont accueillies et protégées, illustration avec le martyr des Berbères ou le lynchage des migrants noirs au Maghreb.

Des faits authentifiables dans toute l'étendue de la civilisation ma qui va de Samarkand en Britanie, contenant notamment le grec alexandrin qui a pour archive principale makedon ou kedon ("stabilité linguistique"), le grec byzantin qui a pour archive principale boukoleon ("règnes minéral et animal"), le grec carthaginois qui a pour archive principale karchedon ou chedon ("mobilité linguistique"), le latin qui a pour archive principale runon ("règne végétal") et enfin l'ogham britannique qui a pour archive principale London. Des États rivaux voués à se faire la guerre à mort.

Ces États mor s'appuient bien sûr sur le patrimoine na, raison pour laquelle le Grec précise par danaos qu'il n'a rien apporté qui n'existait déjà en Egypte. Patrimoine na qui, lui-aussi, repose sur cinq piliers qui sont : nagada (ou ganda) en Egypte, négus en Ethiopie, nok en Afrique centrale, dogon (ou gondo) au Mali et enfin alentejo au Portugal, alentejo qui, comme on peut le constater, fut un site de réemploi au moment où il fallut que les Noirs replient vers le bas du spectre à la suite des Inquisitions du Moyen Âge.

Les archives du patrimoine na sont : la carte de l'univers pour le naos d'Egypte, le caractère pour le negus d'Ethiopie, la parole pour le nok d'Afrique centrale, la forme pour le gondo du Mali et la sépulture pour l'alentejo du Portugal.

Une mise en place qui nous montre bien que le disque dur de la langue grecque se trouve dans la portion géographique qui va d'Ethiopie en Afrique centrale, cela attesté par les Carolingiens qui disaient appliquer "servilement" le suntagma bantou.

C'est pourquoi tous les noms maternels juifs chutent en dernier au nok d'Afrique centrale, les noms maternels chrétiens au négus d'Ethiopie et les noms maternels arabes au dogon du Mali. Le grec a évoqué ces repères de façon à ce que des millénaires après, on puisse les retrouver à partir de leurs authentiques vestiges sur le terrain.

Un équilibre universel rendu possible grâce à tous, l'hiragana japonais leuco-xanthoderme (d'aïnou qui est le haut du spectre de l'anou africain), le boturini aztèque leuco-mélanoderme, l'ubuntu qui s'appuie sur le boturini, le nagari dravidien mélano-xanthoderme, le gigaku chinois xanthoderme et enfin le dari persan leucoderme.

Dari que le Perse Tansar décrit comme étant la « tête, le nombril, la bosse du chameau et le ventre » pour les autres régions, car c'est la Perse de Darius qui dote le non-créé du créé, tel nous apprend le daro de Mohenjo-Daro, un apport civilisationnel aussi important que les pyramides Chéops, d'où le martyr de l'Iran.

On est de fait doté d'un socle qui fonctionne en horloge répartie d'hémisphère droit à hémisphère gauche, régie par nagada ("don de soi par la personnification") pour secondes ou re, nagual ("action par l'engagement résolu") pour minutes ou ra et dari ("don de soi par le numérique") pour tiers ou ri.

Chaque personne peut ramener les aiguilles de sa montre à l'empreinte des sexes mâles, elle constatera que telle la cadence qui, négligée, fera croire à certains que leur problème de temps vient de la panne de montre, alors que cela vient plutôt du déficit de sollicitation de l'empreinte complémentaire.

Même si pour une raison ou une autre, dans le cours de son activité, on ignore cette horloge - ce qui n'est pas mauvais tant que l'on avance par l'œuvre achevée -, au moment d'être sérieux, c'est sa cadence que l'on sollicitera le plus consciemment.

En consultant nos livres d'histoire, on observe que cette horloge a été mise en place au fur et à mesure selon les besoins, d'abord en tant que contenant, et ensuite en tant que contenu, du naos égyptien au danaos grec, d'Hatchepsout qui faisait voyager ses hôtes « par la voie des airs » à l'industrie aviale byzantine qui desservait à la fois les airs et les fonds marins.

Si l'on débouche ici sur l'industrie militaire byzantine, c'est parce que synagogue, qui vient du latin synagoga qui signifie « insigne de guerre », nous apprend que poursuivre le superflu c'est poursuivre la guerre identitaire, le paroxysme de la discrimination, récit mis en évidence par le passage du grec sunagögë au latin synagoga, raison pour laquelle le port de la gonne va du moine à l'arme à feu.

A nos jours où l'accès au grec et au latin se trouve gravement précarisé, ces références, qui semblent lointaines, restent toujours au cœur du fonctionnement.

L'insigne de guerre est sénestrogyre lorsque l'on tire son profit de l'axe mélano-xanthoderme, et reliquaire lorsque l'on tire son profit de l'axe leuco-mélanoderme.

Deux insignes qui, correspondant respectivement à la croix gammée d'Hitler et à la croix de Lorraine de De Gaulle, mettent en lumière toute l'imposture de la gloire actuelle de l'Occident, notamment celle promouvant l'implantation sauvage des lieux de cultes.

C'est par cette imposture que l'on construit des églises catholiques en des points géographiques magos, et les mosquées en des points géographiques magnus.

Puis, par la suite, prétendre que les textes de la Bible et du Coran viennent de Dieu, sans préciser qu'ils sont d'abord des archives gréco-latines, ce qui est la pire malhonnêteté intellectuelle. Tel est le stratagème par lequel se crée et se perpétue l'aliénation religieuse.

Conséquence, tous les prophètes religieux sont passés de personnes morales à personnes physiques, alors que tous les textes religieux de la Terre nous disent que tous nos prophètes sont des identités neg impossibles à convertir en passé avéré.

Ce qui suppose que nos prophètes ne sont pas vivants parce qu'ils ont existé, mais parce qu'ils existent, à l'image de jesum christum, nom de Jésus Christ qui signifie « omniprésence impossible à convertir en passé avéré », l'identité nègre n'y étant intégrée que pour des raisons purement techniques, notamment linguistiques, exactement comme on sollicite les agents xanthoderme ou leucoderme pour d'autres rôles tout aussi importants.

Ce rôle linguistique est détaillé au travers du circus maximus latin qui est ce que Rome a de plus puissant en termes d'organisation politique. Institution patronnée par Jupiter qui est un Blanc ; et l'âne Noir en bout de chaîne, sous le régime mors, subordonné à la vestale.

Voilà pourquoi la vestale est Noire pour la verticalité et l'empereur magnus Noir pour l'horizontalité tel le symbolise la croix latine.

Et, au-delà du périmètre magnus dont l'étendu va de Kinga germanique à Jinga congolais, le souverain est femme, cadre incontournable sans lequel aucune institution religieuse du patrimoine ma ne peut exister sans être du brigandage, chose que les conciles ont toujours rappelé.

Philae, Alexandrie, Jérusalem, Constantinople, Athènes, Rome, Vatican, Cordoue, Carthage, Ephèse, Carthagène, Douala et tous les autres, ont été construits sur ce schéma-là, personne morale et non personne physique, patrimoine universel et non propriété exclusive, autonomies complémentaires et non biens individuels.

Les vestiges récents de l'empire byzantin, qui de toute son histoire est resté fidèle à la pucelle blonde, nous comblent d'éclairage à ce propos. Pucelle noire pour édifice public en pierre, mais pucelle blonde pour édifice religieux en pierre; on parle bien de construction en pierre, et non en ciment, matériau qui fut maîtrisé au plus haut point depuis des lustres.

Ensuite, à ceux qui s'obstinent à croire que le neg linguistique est un avantage nègre, se rappeler que la pucelle noire est plutôt l'alliée du Blanc - c'est pourquoi la vierge s'appelle d'abord Anne avant Marie ou Nyassa avant Nyamsi -, l'alliée du Noir étant la pucelle blonde. Une connaissance des nymphes qui nous vient des ouvrages militaires tels que Strategikon de l'empereur Maurice, Taktika de l'empereur Léon VI, Institutions militaires de l'empereur Tamerlan; des références solides enseignées dans toutes les académies militaires du monde.

Des ouvrages solides qui, entre autres, nous font découvrir, avec stupeur, que le martyr des albinos en Afrique n'est autre que le prolongement du bûcher de Jeanne d'Arc.

Rome nous apprend que le premier impératif de l'être humain c'est la préservation de sa vie, alors que le premier impératif d'un Etat c'est la préservation de l'Etat par le sacrifice des vies. L'impératif ouvre ainsi le rideau du non-créé, et, pour intégrer le créé, il faut définir l'ultime limite, c'est alors que dans tout l'empire romain, être humain et Etat conviennent que l'intérêt pour lequel ils pourraient interrompre leur impératif c'est l'enfant. Promesse garantie par la Vesta, Vesta garante de l'indivisible et l'Empereur garant du divisible, respectivement religion et Etat.

Cette mise en place n'est qu'à l'image de l'aspiration des personnes. En effet, il appartient à l'autrice ou à l'auteur de l'entreprise d'inscrire son initiative dans le lucratif ou le non-lucratif, le divisible ou l'indivisible, le créé ou le non-créé, d'où le besoin de deux institutions distinctes et indépendantes pour gérer ces deux notions distinctes certes mais complémentaires.

Et, à titre d'ultime limite, l'Etat subordonné à l'église, raison pour laquelle c'est l'autorité religieuse qui intronise l'empereur. Si on subordonne plutôt l'église à l'Etat comme c'est le cas actuellement, cela revient à dire que l'Etat, qui techniquement ne sait régner que par le divisible, s'inflige le plus grand handicap, car son utilité, devenant un fardeau pour lui-même, ne se manifestera qu'en prédation.

Une condition qui d'office explose le principe de l'ultime limite. Pour preuve, lorsque vous demandez aux fonctionnaires des très pointus pays des droits de l'homme quel est l'abus moral contre lequel ils pourraient démissionner, ils répondent : aucun. En effet, en fouillant dans le code pénal qui définit les limites, on observe qu'il n'y a aucune limite. Le droit y ayant été retourné, le pire est interdit et autorisé en même temps.

Une condition de flux tendu qui débouche automatiquement au désastre en cas d'absence de noire, car la périphérie par laquelle nous intégrons tout espace de production c'est melanos, que chaque être humain, en pensant à sa mère ou à son épouse, personnifie féminin. On voit bien que lorsque la noire personnifiée trônait dans les lieux de culte, des quatre coins de la méditerranée, c'était hier, des millions de gens faisaient des centaines de kilomètres à pied pour se rendre au pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, à Jérusalem ou à Philae.

Depuis que le débile portant la croix de Lorraine a surgi avec sa loi sur la laïcité, achevant l'œuvre de l'inquisition, le croyant a totalement déserté les lieux de culte dans tout l'empire romain, la foi ayant été vidée de toute sa noire.

Proclamer la laïcité c'est protéger l'indépendance du croyant ? Non, on nous prostitue, car laïcité vient du grec laïkos qui signifie « communauté prostitutionnellement constituée ». On ne perd cette définition de vue qu'en oubliant que le grec est utilisé par l'agent leucoderme et expliqué par l'agent mélanoderme.

Prostitution, nous y sommes en plein. Quel que soit le projet que l'on entreprend, il est déjà divisé par l'impératif étatique avant même d'exister, donc le divorce existe déjà longtemps avant que l'on ne perde encore notre temps à y recourir. « Séparer » église et État, tel que promis, n'a fait que vider d'âme tout ce que nous entreprenons. Et, détrompons-nous, ce n'est pas le tiers monde que l'on console, c'est celui qui détient la suprématie nucléaire qui l'impose. Donc, si par exemple le roi du Maroc décidait d'en finir avec le port du voile islamique, c'est en exil qu'il finirait son règne.

Si le pape décidait d'assigner en justice les phallus tueurs d'enfants, c'est dans la seconde qu'il serait expédié en crypte, pour avoir violé le pacte de l'impunité, chose inenvisageable dans le cadre du magnus qui fonda le religieux.

Si le dirigeant palestinien décidait de créer la prospérité sur le bout de terre qu'il dispose avant de revendiquer plus de terre, comme le firent les fondateurs des terres makedôn qu'il occupe, c'est à coup de missiles que l'on lui rappellera que c'est par le conflit que prospèrent les lieux saints, l'arianisme que combattit en vain Constantinople.

Un arianisme qui s'opère par les mêmes méthodes de toujours, attaque terroriste tel Philippe le Bel. Riposte terroriste, ce qui n'est techniquement possible que si c'est la nébuleuse des Etats qui entretient le camp adverse, tel que vécu à ciel ouvert dans le cadre des opérations anti-terroristes que mène la France en Afrique.

Désastre par lequel tous les humains de la Terre sont désormais privés du droit de choisir entre le divisible et l'indivisible. C'est ce but-là que vise l'occupant blanc lorsqu'il parle de guerre des religions qui n'a été que celle des honnêtes gens contre des pilleurs de tombes, de cryptes, de nécropoles, d'églises, de mausolées, de temples et autres.

On en récolte aujourd'hui la pire pollution dont personne ne parle : épandage sauvage des crémations, enterrement empirique des corps à pourrir, au lieu du traitement écologique des dépouilles comme cela s'est toujours fait.

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