Congo-Kinshasa: Calmer les ardeurs

11 Novembre 2019

La coalition au pouvoir FFC-CASH tangue dangereusement, au risque de compromettre la bonne marche de la République démocratique du Congo.

La guéguerre qui a commencé au niveau de la base de ces deux forces politiques a atteint aujourd'hui les cadres de ces structures qui, par médias interposés, se lancent des quolibets chaque jour non sans compter des injures. Autant dire que les choses vont de mal en pis entre ceux qui ont la destinée de toute une nation.

Pourtant, l'alternance démocratique pacifique intervenue à l'issue des élections du 30 décembre 2018 a été obtenue au prix d'énormes sacrifices. Le sang des Congolais a coulé.

La communauté internationale a pesé de tout son poids. Dès lors, l'on ne peut pas cracher sur les fruits des résultats de cette alternance démocratique dont le pays a bénéficié, pour la première fois depuis son accession à l'indépendance.

Les cadres du FCC comme ceux du CASH doivent calmer leurs ardeurs et privilégier l'intérêt supérieur de la nation. Le pays n'a pas besoin de querelles byzantines alors que les défis qui l'attendent sont énormes.

De la lutte contre la pauvreté à la pacification du pays, en passant par la création d'emplois pour absorber le chômage de masse que connait le pays, sont autant des défis auxquels les dirigeants actuels, qui se recrutent principalement dans la coalition FFC-CASH, doivent faire face.

Il n'est pas question d'inventer des prétextes pour ne pas s'occuper des vrais problèmes de la population.

La République démocratique du Congo est au bas de tous les palmarès de développement dans le concert des nationaux.

Depuis 1960, le géant Congo n'a fait que stagner. Il est temps que cette alternance que tout le monde a salué puisse produire de bons fruits susceptibles de remettre le pays sur les rails de développement.

La coalition FCC-CASH doit honorer son engagement pris devant le peuple de conduire le pays dans le respect des lois. Les uns et les autres doivent se garder de susciter des tensions inutiles au sein de la population.

Le pays n'a plus besoin de çà. Tout ce qui importe pour le moment, c'est de diriger le pays selon la Constitution. Quant aux partis politiques, ils doivent être des lieux de formation des citoyens et non un repère des bandits et autres casseurs.

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