Afrique de l'Ouest: Sommet extraordinaire de la CEDEAO - La paix et la stabilité dans la sous-région au menu

Un bureau de vote lors de l'élections du 13 avril 2014, en Guinée-Bissau.
11 Novembre 2019

Alassane Ouattara a pris part, hier vendredi 08 novembre 2019, à Niamey (Niger), au sommet extraordinaire de la CEDEAO consacré à la situation socio-politique en Guinée-Bissau.

Dans son allocution d'ouverture, le Président de la République du Niger, Mahamadou Issoufou, par ailleurs Président en exercice de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, a salué la présence de ses homologues, signe de leur engagement à assurer la paix et la stabilité dans la sous-région ouest-africaine.

Le Président Mahamadou Issoufou s'est dit préoccupé par la situation de crise politique et institutionnelle grave que vit la Guinée-Bissau depuis le limogeage, le 28 octobre 2019, du Premier ministre de consensus, avant de rappeler les efforts déployés par la CEDEAO, depuis 2015 pour soutenir la normalisation socio-politique et garantir la paix et la sécurité dans ce pays frère.

Pour terminer, il a souhaité que la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement examine le rapport d'évaluation de la situation en GuinéeBissau présenté par le comité ministériel de suivi et prenne les décisions idoines en vue d'une sortie rapide de cette crise.

Le Président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Brou, a, quant à lui, indiqué que la double décision du Président de la République de Guinée-Bissau de démettre, à la veille de l'ouverture de la campagne pour l'élection présidentielle, le Premier ministre de consensus et son Gouvernement, et de nommer un membre de la minorité parlementaire au poste de Premier Ministre, était de nature à compromettre la tenue de l'élection présidentielle, le 24 novembre 2019, et à menacer la stabilité de la GuinéeBissau.

Aussi, a-t-il exhorté les Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEDEAO à tout mettre en œuvre pour éviter une guerre civile en Guinée-Bissau, et assurer la poursuite du processus électoral. Au terme de la cérémonie d'ouverture, les Chefs d'Etat et de Gouvernement se sont retirés pour une session à huis clos.

Le Sommet a ensuite été sanctionné par un communiqué final dans lequel les Chefs d'Etat et de Gouvernement ont fermement condamné les décisions du Président Vaz de limoger le Premier ministre Aristides Gomes et de nommer un nouveau Premier ministre.

Ils ont réaffirmé leur soutien au Premier Ministre Aristides Gomes et à son Gouvernement et les ont exhortés à la poursuite des efforts pour l'organisation de l'élection présidentielle du 24 novembre 2019.

Les Chefs d'Etat et de Gouvernement ont également exigé la démission immédiate du Premier ministre nommé le 28 octobre 2019 et de tout son Gouvernement sous peine de sanctions individuelles.

Ils ont, en outre, décidé de l'envoi à Bissau, le 16 novembre 2019, d'une mission composée des Chefs d'Etat de Côte d'Ivoire, du Nigéria, du Niger, du Ghana, de Guinée et de Gambie pour porter un message sans ambiguïté au Président José Mario Vaz. Au terme du Sommet, le Président Alassane Ouattara a regagné Abidjan en fin d'après-midi.

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