Afrique du Sud: Ramafosa réfute toute tendance xénophobe dans son pays

 Le président Cyril Ramaphosa a réfuté, lundi, toute tendance xénophobe en Afrique du Sud, assurant que des mesures préventives ont été prises pour la sécurité des étrangers et des investisseurs dans son pays.

"L'Afrique du Sud n'est pas xénophobe, encore moins les Sud-africains qui ont toujours accueilli des personnes venant de partout pour des raisons diverses", a soutenu Cyril Ramaphosa, lundi à Johannesburg, avant la cérémonie d'ouverture du 2ème Forum africain sur les investissements.

M. Ramaphosa prenait part aux côtés des présidents rwandais, Paul Kagamé et ghanéen, Nana Akufo-Addo, à une brève séance restreinte de discussions avec de gros investisseurs triés sur le volet.

A une question d'un investisseur nigérian sur comment "garantir la sécurité des étrangers" en Afrique du Sud pour surtout avoir un environnement propice aux investissements étrangers, Cyril Ramaphosa a souligné que son pays a pris "des mesures préventives" pour la sécurité des étrangers et des investisseurs dans son pays.

Il a qualifié d'"accident" la vague de violences qui ont touché récemment des ressortissants africains en Afrique du Sud.

"L'Afrique du Sud (est) aux Africains qui doivent se sentir chez eux", a-t-il soutenu.

Selon lui, le gouvernement a décidé ainsi de mettre en place un mécanisme d'alerte précoce pour "prévenir" ces genres d'événements.

Des missions ont été envoyées dans certains pays africains "pour lever certains équivoques" après la récente vague de violences, a-t-il rappelé, soulignant que l'objectif est de "veiller à ce que les Sud-africains puissent mieux accueillir les étrangers".

Avec la décision de considérer ces actes comme des "infractions criminelles" et l'arrestation de près de 200 personnes impliquées dans ces violences, l'Afrique du Sud a montré sa "fermeté" pour restaurer l'ordre, a ajouté son président devant les investisseurs.

"Nous avons été aidés, soutenus, accueillis dans d'autres pays pendant une période difficile. Nous voulons aujourd'hui que les étrangers se sentent en sécurité en Afrique du Sud", a-t-il assuré.

Toutefois, il a soutenu que les événements ont été alimentés par des fausses nouvelles (fake news) "de manière grossière" avec des photos de gens brûlés ou sautant d'immeubles.

"Des photos et vidéos traitées par des médias qui ont fait croire que c'était en Afrique du Sud", a-t-il déploré.

Avec la Zone de libre-échange commerciale en Afrique (ZLECAF), "porteuse d'opportunités pour le développement continental", il est important que la circulation des biens et des personnes "soit une réalité", a dit Ramaphosa.

La 2ème édition du Forum africain de l'Investissement ouvert en présence de près de 2000 délégués en provenance de 109 pays dont 69 hors d'Afrique, est une "place de marchés" pour la signature de "gros investissements".

En 2018, lors de la 1ère édition, toujours à Johannesburg, des "résultats remarquables ont été obtenus avec plus de 36 milliards de dollars d'investissements signés ou en cours de clôture", a souligné la Directrice générale du Trésor national sud-africain, Vuyelwa Vumendlini, en marge d'une conférence de presse en prélude du Forum.

Le Forum organisé par la Banque africaine de développement (BAD) met en contact durant trois jours au Sandton Convention Centre de Johannesburg des porteurs de projets public et privés et des investisseurs aussi bien les institutions multinationales, les fonds souverains, les banques commerciales, entre autres.

Le Forum vise à faciliter la signature de contrats entre ces différents acteurs de la finance.

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