Togo: Le président de tribunal foule du pied la décision de son ministre de tutelle

11 Novembre 2019

Les conditions sociales et financières des populations togolaises requièrent un accompagnement de clémence pour amener tout togolais à vivre quotidiennement avec le peu dont il dispose.

La décision du ministère de la sécurité et la protection civile exigeant le permis de conduire pour les usagers de moto inquiètent les populations dont les dossiers ne sont pas à jour afin de remplir les conditions pour l'examen de permis de conduire, type A.

En vue de permettre à tous les citoyens de disposer de cette pièce qu'est l'acte de naissance, le ministère de la justice a sorti une lettre en date du 10 septembre 2019 pour fixer les frais d'établissement de cette à pièce à 2000 F Cfa.

Une décision qui a été saluée par les citoyens ne disposant pas de cette pièce ; il n'y a pas que des personnes adultes qui ne possèdent pas cette pièce de naissance ; il y a aussi bon nombre d'élèves (du primaire) qui n'en possèdent pas.

La décision du ministère fixant l'établissement des actes de naissance tenant lieu de jugement supplétif vient sauver beaucoup de parents car les conditions financières ne leur permettent pas de se faire établir cette pièce.

Plusieurs parents se sont réjouis également car cette dernière décision du ministre va faciliter la tâche pour que cette pièce soit établie pour leurs enfants.

Malheureusement, la décision du ministre ne trouve pas de chance de respect ou d'obéissance au tribunal de Dapaong ; le président du tribunal de première instance, 2ème classe de Dapaong, M. DJANGUENANE Likriman sort une note portant information sur l'établissement de cette pièce à 5 500 F Cfa au lieu de 2000 F Cfa, le montant fixé par le ministre de la justice.

La note dit : « les frais d'établissement des actes qui tiennent compte notamment des contraintes liées au déplacement sont fixés à cinq mil cinq cent francs sur toute l'étendue de la juridiction ».

Et partant de ce montant fixé par le président de tribunal, certains directeurs d'écoles ont renvoyé les élèves dont le dossier est incomplet, c'est-à-dire qui ne disposent pas de cette pièce de naissance.

Ainsi, les montants fixé dans les établissements de 6000 F à 8000 F voire 8 500 F selon la décision de chaque directeur.

Vue la situation de certains parents qui n'ont pas de moyens, leurs enfants sont renvoyés et ces enfants sont restés depuis presque deux semaines à la maison.

Les parents ayant appris que le ministère a sorti une note pour aider les nécessiteux se demandent si c'est un jeu de la part du ministre de la justice ou c'est une fausse information.

Dans les coulisses, plusieurs se plaignent de ce que M. DJANGUENANGUE Lakrinan abuse de son pouvoir en tant que président du tribunal en refusant de respecter le contenu de la note du ministre si vraiment la note qui circule est émise en vérité par le ministre de la justice. Ou encore si la décision du ministre est réservée uniquement aux personnes âgées, que la lumière soit apportée pour la justice soit faite.

Les opérations foraines qui commencent certainement ce lundi 11 novembre vont coûter aux parents selon l'établissement fréquenté par son enfant. Si les frais fixés par le ministère de la justice sont différents des frais des audiences foraines, qu'une note soit sortie pour nuancer les deux décisions.

Pour plusieurs, c'est très dangereux si M. DJANGUENANE refusait de respecter le prix fixé par son ministère ; dans ce cas, pour qui se prend-t-il pour y arriver là ? Le ministère de la justice, de l'éducation et l'association des parents d'élèves doivent réclamer une explication pour que chaque citoyen ait la clarté sur les deux notes des deux patrons de la justice.

Entre le ministre de la justice et le président d'un tribunal, qui doit respecter la décision de l'autre ? Nous avons tenté de joindre par téléphone M. DJANGUENANE pour écouter sa version mais ne décroche pas à nos appels pour le moment, nous invitons les autorités du pays à regarder dans le panier du président du tribunal pour fermer les trous qui causent des dégâts dans la vie scolaire des élèves qui risquent de faire une année blanche.

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