Togo: Le PNP attend de pied ferme la candidature de Faure Gnassingbé

11 Novembre 2019

Fidèle à sa ligne de conduite, le PNP (Parti National Panafricain) de Tikpi Salifou Atchadam était encore Samedi dernier en réunion hebdomadaire.

Entre autres sujets de cette réunion publique qui a eu lieu au siège du parti à Lomé, et qui a connu la participation comme à l'habitude des militants qui croient toujours en l'alternance à la tête du Togo en 2020, la solution ou la démarche pour parvenir à cette alternance.

Si le parti, bien que peint par plus d'un comme le parti politique de l'opposition le plus radical, du moment au Togo, il se démarque toutefois de toute option armée pour provoquer l'alternance.

Et donc pour le PNP, toute action contraire à la lutte pacifique est contraire à sa lutte et serait une opportunité pour le régime.

« Elle conduirait aux arrestations massives, à l'Etat de siège avec toutes ses caractéristiques et pouvant conduire à la fuite de la population et des leaders politiques vers l'extérieur et à l'exil. Elle ouvrirait la voie à la violence sur toutes ses formes.

La lutte armée pourrait offrir au gouvernement de demander et d'obtenir l'intervention armée française, de la CEDEAO et des casques bleus. Et ce serait fini. La lutte pour l'alternance sera détournée pour une lutte pour le maintien de la paix », analyse-t-on.

Toutefois, a-t-on expliqué aux militants, que « de toute façon, le peuple sortira dans les rues. Si Faure accepte l'appel du PNP en renonçant à son 4ème mandat, le peuple sortira pour le féliciter et lui reconnaître qu'il est un président qui aime le pays et qui veut son développement.

Mais s'il refuse et veut à tout prix maintenir sa 4ème candidature, le peuple sortira pour manifester et lui dire non mais pacifiquement ».

Et donc, le parti de Tikpi Atchadam attend finalement de pied ferme la candidature ou non du Chef de l'Etat togolais, Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005 à la suite du décès de son père Eyadéma et d'une courte transition de deux mois.

« Pour le PNP, Faure Gnassingbé n'a pas encore annoncé sa candidature et les déclarations de ses ministres ne sont pas l'annonce de candidature. Il est donc clair qu'au moment où nous sommes, l'instant T n'est pas encore identifié et l'opportunité en or ne se présente pas encore », informe-t-on.

Le peuple est donc convié à la prière. « Le peuple doit beaucoup prier et demander à Dieu de l'aider pour que la lutte en vue de l'alternance à la tête du pays aboutisse en 2020 », a-t-on prescrit.

On attend donc de voir ce qu'il en sera en cas de candidature ou non.

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