Congo-Kinshasa: Des parlementaires impliqués dans la mise en œuvre des recommandations de l'EPU

11 Novembre 2019

Des parlementaires congolais sont associés au combat que mène les Nations unies à travers son mécanisme EPU (Examen périodique universel) afin d'amener l'État congolais, débiteur d'obligation, à mettre en œuvre les recommandations à lui formulées pour améliorer sa situation des droits de l'Homme.

En tant qu'organe de contrôle de l'Exécutif mais également de mise en œuvre de certaines recommandations qui impliquent des changements législatifs, le parlement a un rôle à jouer dans la mise en œuvre des recommandations de l'Examen périodique universel (EPU) que la RDC a acceptées pour améliorer sa situation des droits de l'Homme. C'est à ce titre que des parlementaires congolais sont associés au combat que mène les Nations unies afin d'amener l'État congolais, en tant que débiteur d'obligation, de mettre en œuvre ces recommandations. Voilà qui justifie la table ronde organisée le samedi 9 novembre 2019 dans la salle Kivu, au Palais du peuple, par l'ONG de droit suisse UPR Info et le Centre Carter. Ce, en partenariat avec le secrétariat technique du processus UPR assuré par le Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l'Homme (BCNUDH) et la Commission nationale des droits de l'Homme (CNDH).

Faire l'inventaire des droits humains

Le rapporteur du Sénat, M. Kaumba, a invité ses collègues membres de la Commission parlementaire des droits humains à «être regardant envers les ministères concernés, mais sans règlement de compte (... ). Je crois que pour nous, cela devrait nous interpeller, nous engager davantage à aller de l'avant. Et lorsque nous démarrons les travaux de manière effective, nous pourrions prioritairement commencer à faire l'inventaire de ce qui se fait dans ce secteur de droits humains».

Pour sa part, le président de la CNDH, Mwamba Mushikonke, a estimé qu'«il est très important de renforcer le fonctionnement et, au besoin, les capacités de la Commission permanente des droits de l'Homme au Parlement pour que, par semaine, on ait au moins une audition de chaque ministère concerné et, qu'en RDC, on ait au moins une fois la synthèse de la situation des droits de l'Homme avec les vacances parlementaires ».

Le représentant du BCNUDH à cette table ronde a rappelé une chose fondamentale à ce groupe parlementaire : «Vous êtes les porte-paroles du peuple, et vous occupez aujourd'hui en tant que membres de cette commission (Commission permanente des droits de l'Homme : ndlr), une place transversale dans le travail du Parlement congolais : il n'y a aucun domaine de la vie publique qui échappe aux droits de l'Homme. Je pense que vous l'aurez réalisé. Quand on parle de questions d'indépendance de la justice, de droits économiques, sociaux et culturels, l'accès à la santé, à l'éducation, la lutte contre la pauvreté, etc. vous êtes au cœur de ce combat. Et cette commission pour nous est censée jouer ce rôle aujourd'hui. Vous avez également le rôle de veiller à ce que les portefeuilles économiques et sociaux (l'éducation, la santé, le logement) soient dotés de moyens suffisants afin de pouvoir amener les Congolais à un niveau décent de vie. Et c'est pour cela que notre bureau va vous accompagner (... )».

Rôle clé à jouer

De son côté, la directrice exécutive de l'ONG de droit suisse UPR Info qui facilite les travaux de ce dialogue, Mme Muna M'bikay, a rappelé à ces parlementaires le rôle clé qu'ils jouent : «Honorables députés et sénateurs, vous jouez un rôle clé dans la promotion des droits humains : de par votre mandat, vous pouvez contrôler les politiques publics, veiller à ce que les lois respectent les droits humains et l'égalité de genre, assurer que chaque ministère ou chaque institution nationale soit dotée du budget nécessaire et suffisant pour mettre en œuvre des obligations de la RDC en matière des droits humains ».

Le représentant du Centre Carter à ce dialogue en appelle à la volonté politique pour que le Parlement joue effectivement son rôle dans l'adoption des lois et le contrôle législatif en matière des recommandations. Il a réitéré l'engagement du Centre Carter à continuera à jouer son rôle auprès des organisations de la Société civile et de l'État pour l'amélioration globale de la situation des droits de l'Homme en RDC.

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