Afrique: Paix et cohésion sociale en Afrique - Les femmes invitées à jouer «pleinement» leur rôle

11 Novembre 2019

Les travaux du colloque international sur le processus de réconciliation nationale et de cohésion sociale ont pris fin, le jeudi 7 novembre 2019, à Ouagadougou. Les participants ont lancé un appel aux femmes et aux décideurs politiques africains à jouer leur partition pour la paix.

La cérémonie de fin des travaux du colloque international sur le rôle et la responsabilité des femmes dans le processus de réconciliation nationale et de cohésion sociale, est intervenue le jeudi 7 novembre 2019 à Ouagadougou, dans un contexte de deuil consécutif à l'attaque contre un convoi de la société minière SEMAFO.

En effet, alors que les participants à ce colloque formulaient leurs recommandations et lançaient l' «Appel de Ouagadougou», le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré prononçait quasi simultanément un discours invitant ses compatriotes à une mobilisation générale contre le terrorisme.

Cette invite du chef de l'Etat se retrouve dans les recommandations de ce colloque qui se résument en cinq grands points : le renforcement de l'identité nationale dans les pays membres du G5-Sahel ; la vulgarisation des actes du colloque et leur appropriation par les acteurs impliqués dans le processus de réconciliation nationale et de lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent ; le renforcement du leadership féminin dans tous les pays membres du G5-Sahel ; le renforcement des capacités institutionnelles du Haut conseil pour la réconciliation et l'unité nationale (HCRUN) et la mise en place d'un comité de suivi pour la mise en œuvre des recommandations du colloque.

Au-delà de ces recommandations, les participants, à travers l'«Appel de Ouagadougou», ont invité les décideurs politiques et institutions internationales ainsi que les femmes africaines à assumer leurs responsabilités.

Il a été demandé aux premiers de respecter leurs engagements internationaux et nationaux relatifs à l'implication effective des femmes dans les processus de prise de décision et de gestion de conflits.

Trois questions, un enjeu

La gent féminine a, pour sa part, été interpellée à jouer pleinement son rôle dans la prévention et résolution des conflits.

Aussi, les participants ont souhaité «un changement de système économique et de gouvernance en lien avec les valeurs fondatrices de l'Union africaine», ainsi que l'adoption d'un projet de société prenant en compte les valeurs culturelles africaines permettant de vivre dignement et dans la paix.

Le président du Faso, représenté par le ministre d'Etat en charge de la cohésion sociale, Siméon Sawadogo, a résumé l'enjeu de cette rencontre internationale initiée par le HCRUN à trois questions principales : «comment réconcilier un peuple qui a connu un passé difficile ?

Comment le réconcilier si le processus de traitement du passé doit se dérouler dans un contexte d'extrémisme violent et de terrorisme ? Comment impliquer les femmes dans une telle dynamique ?»

Pour lui, la réponse doit être multidimensionnelle, axée sur le renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité, la consolidation du vivre-ensemble et l'effective implication des femmes dans toutes les initiatives de prévention de l'extrémisme violent, de promotion de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale dans la vérité et la justice.

Il a félicité l'engagement du HCRUN au processus de réconciliation nationale et a indiqué que des réflexions sont en cours pour la prorogation du mandat de l'institution.

En marge de la cérémonie de clôture, le président du HCRUN, Léandre Bassolet, a salué l'investissement personnel de l'épouse du chef de l'Etat, Sika Kaboré pour le succès du colloque.

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