Afrique: Le Traité international, un instrument essentiel pour sauver les plantes en voie de disparition

communiqué de presse

Rome — La FAO invite à soutenir davantage la réserve phytogénétique et le Fonds qui bénéficieront à des millions d'agriculteurs à travers le monde

« En tant que bien public qui profite à la communauté internationale, la diversité des cultures doit rester un patrimoine pour les générations à venir, » a déclaré Mme Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO en charge de la Division Climat et Ressources naturelles.

Mme Semedo s'exprimait à l'occasion de la huitième session de l'Organe directeur du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture (GB-8) qui se tenait au siège de la FAO à Rome.

Elle a noté que le Traité avait permis la création de la plus grande réserve génétique au monde, qui a déjà été utilisée près de 5,4 millions de fois par des agriculteurs, des scientifiques et des phytogénéticiens.

« Sans une grande variété de plantes et de ressources phytogénétiques, nous ne pouvons avoir de nutrition de qualité, une étape nécessaire afin de mener une vie saine et productive, ni adapter nos cultures face au changement climatique ou réaliser les Objectifs mondiaux de développement durable.

Au cours de l'histoire, les humains ont utilisé plus de 3 000 espèces végétales. Aujourd'hui, nous ne dépendons plus que de 150 types, et uniquement de trois cultures - le riz, le blé et le maïs - qui fournissent plus de la moitié de nos calories. »

« Moins nous en utilisons, plus nous en perdons. Si nous voulons répondre à la complexité des défis mondiaux, nous devons opérer des changements et nous pouvons le faire en renforçant le rôle du Traité », a ajouté Mme Semedo.

Elle a indiqué que le Traité international a établi un système mondial qui permet aux agriculteurs, aux phytogénéticiens et aux chercheurs d'accéder au matériel phytogénétique et a reconnu la contribution des agriculteurs à la diversité des cultures à l'heure où ces derniers font face à l'évolution du changement climatique. « Il faut en faire davantage », a-t-elle insisté.

« Nous devons aller au-delà des cultures de base et accroître les investissements en faveur de la conservation, de la disponibilité et de l'utilisation des ressources phytogénétiques pour les aliments nutritifs comme les fruits, les légumes et les cultures sous-exploitées », a déclaré Mme Semedo.

« Nous devons améliorer l'accès à l'information scientifique et faciliter le transfert des technologies et de l'expertise, tout particulièrement dans les pays en développement. » a-t-elle ajouté.

M. Narendra Singh Tomar, ministre indien de l'agriculture et du bien-être des agriculteurs, Mme Teresa Bellanova, ministre italienne de l'alimentation agricole et des politiques forestières, Mme Christine Dawson, Présidente de la présente session de l'Organe directeur, et M. Kent Nndadozie, Secrétaire du Traité international, comptaient parmi les intervenants lors de la cérémonie d'ouverture de la réunion, ainsi que Mme Evalyne Okoth, une agricultrice originaire de la région de Nyando, au Kenya et M. Robert Watson, ancien président de l'IPBES.

15 ans après son entrée en vigueur, le Traité international a créé la plus grande réserve génétique mondiale permettant le partage du matériel végétal pour l'alimentation et l'agriculture ; le Système multilatéral d'accès et de partage des avantages (SML).

Le fonds de partage des avantages du Traité aide plus d'un million de personnes à travers 80 projets de développement agricole dans 67 pays en développement.

La Géorgie et la Mongolie sont les derniers pays à avoir rejoint le Traité, qui est aujourd'hui soutenu par 145 pays membres et par l'Union européenne.

En ratifiant le Traité, les pays s'engagent à rendre leur diversité génétique et les informations sur les cultures conservées dans leurs banques de gènes, accessible à tous, par le biais du SML.

Grâce à cela, les agriculteurs et les s phytogénéticiens ont déjà pu accéder à plus de 2,4 millions de matériel génétique lié à 64 de nos cultures les plus importantes qui, ensemble, représentent 80 pour cent des aliments d'origine végétale que nous consommons.

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