Afrique: Forum sur la paix à Paris - «l'Afrique doit être un maillon de la solution»

Des participants dans une mini Agora à l'espace des solutions.

Le 2e Forum de Paris sur la paix vient de s'ouvrir, à la Grande Halle de La Villette. L'objectif est de réfléchir aux défis de la gouvernance mondiale, et à l'importance du multilatéralisme. À la tribune ce matin, pour la cérémonie d'ouverture, plusieurs chefs d'États africains étaient aux côtés de leur homologue français, Emmanuel Macron.

Le président de la RDC a été le premier chef d'État à prendre la parole ce mardi 12 novembre à la tribune du Forum pour la paix. Devant les participants, dont certains de ses homologues, Félix Tshisekedi a dit l'importance de gagner la paix, et de la conserver, pour les générations futures.

Le dirigeant congolais a souligné les défis auxquels l'Afrique est confrontée, les problèmes que rencontre le continent africain, notamment au niveau sécuritaire. Mais Félix Tshisekedi a aussi mis l'accent sur les points forts de la RDC, citant pêle-mêle le bassin du Congo, les forêts, les terres arables.

Il assure que son pays sera lui aussi une solution aux problèmes de notre temps. Pour lui, l'Afrique doit être une solution, un atout, à l'avenir : « L'Afrique, en général, avec sa position géostratégique, sa population jeune et ses ressources naturelles, doit cesser d'être un problème pour le monde, mais plutôt devenir un maillon important de la solution aux problèmes du monde. »

« Nouvel ordre international »

Ensuite, Emmanuel Macron hôte de cette rencontre a remercié ses homologues africains pour leur présence. Lui aussi a évoqué les menaces sécuritaires en Afrique.

Et pour le chef de l'État français, comme pour Félix Tshisekedi, la solution militaire est nécessaire, mais ne doit pas être la seule envisagée : « Nous avons, dans ce nouvel ordre international, à bâtir aussi de nouvelles solutions dans le cadre des Nations unies, permettant d'accompagner mieux qu'on ne le fait aujourd'hui cette capacité sécuritaire de l'Afrique, mais aussi à l'aider à bâtir sur le plan de l'éducation, de la santé, de l'environnement et de l'économie, ce qui sont les quatre solutions qui permettent de bâtir la paix durable. »

Le Forum s'ouvre au lendemain du 101e anniversaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale.

Dans un monde qui évolue, dans lequel les équilibres changent, et où certains pays sont tentés par un repli sur soi, Emmanuel Macron a donc souligné l'importance de la coopération internationale, pour ne pas reproduire les scénarios et les erreurs du passé.

Bilatérale Macron - Tshisekedi

Solder le passé, c'est aussi l'objectif des deux chefs d'État qui se retrouvent cet après-midi pour une rencontre bilatérale.

Emmanuel Macron et Félix Tshisekedi devraient aborder toute une série de thèmes assez classiques : la situation sécuritaire dans l'Est, la santé, la Francophonie et mettre à plat leurs différends. On se souvient des revirements de la diplomatie française à l'issue de la dernière présidentielle.

Une page définitivement tournée, assure-t-on dans l'entourage du président congolais. Reste que Félix Tshisekedi s'est déjà rendu en Belgique et aux États-Unis, et avait esquivé la France dans un premier temps.

Le G5 Sahel se retrouve à l'Élysée

En marge de ce forum, le président français a invité à un déjeuner de travail le Tchadien Idriss Deby, le Nigérien Mahamadou Issoufou et le Malien Ibrahim Boubacar Keïta. Officiellement, il n'y a pas d'ordre du jour pour cette rencontre.

L'Élysée explique que le président français a souhaité profiter de leur présence pour faire un point d'étape sur la situation sécuritaire et sur le G5 Sahel. Et aucune annonce n'est à attendre de ce déjeuner de travail.

Une rencontre qui intervient dans un contexte particulier, les attaques d'ampleur n'ont cessé de se multiplier ces dernières semaines au Mali, au Burkina Faso. Quelle réponse apporter alors à cette escalade meurtrière ?

Les quatre chefs d'État devraient notamment échanger autour des annonces faites la semaine dernière par la ministre française des Armées Florence Parly, qui avait déclaré que des forces spéciales seraient mises à disposition par des pays européens au Mali, en 2020, en soutien à l'armée nationale.

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