Congo-Brazzaville: Eglise catholique - Le cardinal Fridolin Ambongo se veut rassembleur

Créé cardinal le 5 octobre dernier à Rome par le pape François, Fridolin Ambongo entend rassembler tous les Congolais « au-delà de leurs tendances politiques, religieuses, civiles et sociales parfois divergentes ».

Le prélat catholique a réitéré sa vision sacerdotale lors de la conférence de presse qu'il a animée, le 11 novembre, à Kinshasa. Cet échange avec les professionnels des médias lui a permis de lever un coin de voile sur certains questionnements liés à son sacerdoce.

Expliquant la vision qui est la sienne par rapport à ses nouvelles fonctions, le successeur de Laurent Monsengwo a indiqué qu'il place son cardinalat sous le signe de la communion autour des valeurs. Et de préciser que la valeur suprême qui devrait unir le peuple et toute la classe politique, c'est l'intérêt supérieur du peuple. Une philosophie d'action qui s'inscrit dans le cadre de sa devise épiscopale "Omnia, omnibus" (tout à tous) qui constitue le socle de son ministère.

Fridolin Ambongo veut donc être le cardinal de tous les Congolais, sans discrimination. « J'annoncerai l'évangile de Jésus-Christ dans sa radicalité », a-t-il indiqué. Evoquant les tribulations politiques en cours avec, à la clé, la tension décriée actuellement au sein de la coalition au pouvoir, il a appelé les plates-formes concernées, en l'occurrence, le Front commun pour le Congo et le Cap pour le changement, à ne pas passer leur temps à se déchirer. Tout en demandant aux membres de cette coalition de servir le peuple, son discours est celui d'apaisement pour que les uns et les autres puissent fumer le calumet de la paix en privilégiant l'intérêt du pays. « Notre rôle, c'est de rappeler à la conscience des uns et des autres, servez le peuple. Ne passez pas votre temps à vous déchirer. Ce que le peuple attend de vous, c'est servir », a-t-il déclaré.

Enfin, sur le cas de Martin Fayulu qui, une année après sa désignation à Genève comme candidat commun de l'opposition, continue de marteler sur la vérité des urnes en surfant sur l'usurpation de sa victoire électorale, le cardinal Fridolin Ambongo l'a exhorté à tourner définitivement la page de la contestation. Pour ce prince de l'église catholique, la situation a évolué. « Il ne faut pas toujours revenir dans le passé avec l'histoire des urnes », a-t-il déclaré, encourageant l'intéressé dans son plan de sortie de crise qui privilégie le dialogue.

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