Niger: Les services du FMI concluent une mission de revue de programme

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Les communiqués de presse publiés en fin de mission par les services du FMI expriment leurs observations préliminaires au terme d'une mission dans un pays. Les opinions exprimées dans ces conclusions sont celles des services du FMI et ne sont pas nécessairement celles du Conseil d'administration.

Sur la base des observations préliminaires de cette mission, les services du FMI établiront un rapport qui, sous réserve de l'approbation de la direction, sera soumis à l'examen et à la décision du Conseil d'administration du FMI.

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite par Christoph A. Klingen a séjourné à Niamey du 29 octobre au 12 novembre 2019 afin de mener des discussions au titre de la cinquième revue du programme appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC).

Le programme du Niger a été approuvé par le Conseil d'Administration du FMI le 23 janvier 2017 (voir communiqué de presse no 17/18).

A l'issue de la mission, M. Klingen a fait la déclaration suivante :

« Les autorités nigériennes et l'équipe du FMI ont abouti à un accord de principe pour l'achèvement de la cinquième revue du programme appuyé par la FEC. L'examen de la proposition par le Conseil d'administration du FMI pourrait avoir lieu début janvier 2020.

« Le gouvernement du Niger reste fermement engagé à la mise en œuvre des réformes de son PDES 2017-2021, appuyé par l'accord au titre de la FEC. Ses efforts de réforme sont louables, et la mise en œuvre de son programme avec le FMI satisfaisante.

« La stabilité macroéconomique reste fermement établie, soutenue par une politique budgétaire prudente et une croissance vigoureuse.

L'activité économique bénéficie du succès du gouvernement à attirer des investisseurs étrangers et de l'augmentation de l'appui des bailleurs de fonds, ainsi que de bonnes campagnes agricoles, malgré une situation sécuritaire tendue et la fermeture des frontières avec le Nigéria.

La croissance devrait atteindre 6,3 % cette année et dépasser en moyenne 7 % sur les cinq prochaines années. La construction de l'oléoduc pour le pétrole brut et le démarrage attendu des exportations de pétrole en 2022 constituent une manne pour l'économie.

La mission continuera à travailler étroitement avec les autorités afin de concevoir des politiques qui maximisent les retombées des grands projets pour l'économie nigérienne.

« La situation budgétaire demeure dans l'ensemble satisfaisante et le déficit global devrait s'améliorer cette année pour respecter le plafond de déficit de 3% du PIB de l'UEMOA en 2020.

Bien que la mobilisation des recettes reste un combat difficile, surtout compte tenu de la fermeture des frontières avec le Nigeria, les efforts de réforme incessants du gouvernement et sa gestion prudente des dépenses assurent la solidité des finances publiques.

La loi de finances 2020 marque une étape importante dans la création d'un espace budgétaire pour les dépenses prioritaires. La qualité et la transparence des dépenses publiques restent impératives pour tirer le meilleur parti de ressources limitées.

« L'équipe du FMI félicite les autorités d'avoir obtenu un accord pour la construction d'un oléoduc pour l'exportation de pétrole brut et le développement du gisement pétrolier associé.

Les recettes budgétaires devraient augmenter d'au moins 2 % du PIB à partir de 2022 et les fournisseurs et travailleurs locaux dans les activités liées au pétrole devraient également en bénéficier.

Il sera maintenant important d'élaborer avec soin les contrats et le cadre institutionnel régissant le secteur pétrolier de sorte que la transformation du Niger en pays exportateur de pétrole soit un succès sans précédent.

« Il est essentiel de chercher constamment à améliorer les conditions du secteur privé local formel, notamment pour lui permettre de tirer pleinement parti du dynamisme généré autour des grands projets.

Dans ce contexte, les efforts du gouvernement pour améliorer les résultats des indicateurs de l'environnement des affaires sont louables. L'amélioration de l'accès au financement est à juste titre une priorité.

La formalisation du secteur informel uniformise simultanément les règles du jeu et répartit le fardeau fiscal plus largement.

La mission se félicite des efforts en cours pour améliorer la gouvernance, notamment le renforcement de la HALCIA, la demande de réintégration à l'ITIE, et de la perspective de renforcement du régime de déclaration des biens pour les agents publics de haut rang.

« L'équipe a rencontré le Premier ministre Brigi Rafini, le ministre d'Etat et ministre du Pétrole, les ministres des Finances et de la Justice, le ministre délégué au Budget, le Ministre, Conseiller spécial du Président en charge de l'environnement des affaires, et d'autres hauts cadres du gouvernement. L'équipe a aussi échangé des points de vue avec des représentants du secteur privé et de la communauté des bailleurs de fonds.

L'équipe du FMI remercie les autorités de leur hospitalité et du dialogue fructueux.

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