Cameroun: Législatives et municipales - Le compte à rebours enclenché

Au lendemain de la convocation du corps électoral pour le 9 février 2020, tous les acteurs impliqués dans le processus électoral sont en mouvement.

La nouvelle de la convocation du corps électoral ou d'un nouveau report était attendue. Avec impatience et frémissement. Normal donc qu'une fois rendue publique, la convocation du corps électoral le 9 février 2020 en vue de l'élection des députés et conseillers municipaux, fasse bouger.

Au Social Democratic Front par exemple, une session du Comité exécutif national a été convoquée hier, 72 heures seulement après une rencontre similaire. L'heure est grave, pense-t-on au sein du parti de Ni John Fru Ndi. Il est question, y estime-t-on, de « mettre la pression » sur les pouvoirs publics pour qu'une paix durable soit réinstaurée dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Les deux régions étant le vivier électoral du Sdf depuis l'avènement de la démocratie. Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) lui, peaufine les dernières stratégies en vue de la mise en place des organes de réception des dossiers de candidatures.

Ces entités, d'après notre source, pourraient être créées par décision du secrétaire général du Comité central, au niveau de la région, du département et de la commune. Cependant, en attendant que cette technostructure soit déployée, CT a appris que plusieurs rencontres ont déjà eu lieu dans les unités politiques statutaires du parti (délégation départementales, sections, sous-sections etc), pour apprécier les profils qui pourraient porter et défendre les aspirations du Rdpc. En outre, au parti du « flambeau ardent », l'on confie que le travail de terrain s'est poursuivi au lendemain de la présidentielle de 2018, et que les militants sont restés en alerte. A l'Union démocratique du Cameroun d'Adamou Ndam Njoya dit être dans la même dynamique, et entend consolider ses acquis.

A l'Union nationale pour la démocratie et le progrès, Undp les investitures avaient déjà commencé en interne. Du côté d'Elections Cameroon, c'est le branle-bas. L'organe indépendant chargé de l'organisation des consultations électorales et référendaires remobilise ses troupes, pour relever cet autre défi d'une organisation transparente comme ce fût le cas à la présidentielle du 9 octobre dernier. Le ministère de l'Administration territoriale, interface entre le gouvernement et les autres acteurs du processus, est également en mouvement. Jeudi dernier par exemple, Paul Atanga Nji, dans une approche d'anticipation, était en concertation avec les autorités administratives, militataires et le chef d'agence régional Elecam du Nord-Ouest à Bamenda. En toile de fond, la tenue des législatives et municipales dans cette région toujours secouée par des attaques d'irrédentistes. Comme on le voit, pour que le rendez-vous du 9 février 2020 soit une belle symphonie, chaque acteur doit jouer sa partition. En seulement 88 jours !

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