Sénégal: Gestion durable des pêches et sécurité des pêcheurs - Les attentes des acteurs vis-a-vis du nouveau ministre des pêches

12 Novembre 2019

Après avoir salué la nomination d'Alioune Ndoye au poste de ministre des Pêches et de l'économie maritime, Greenpeace Afrique attire l'attention du nouveau chef du département des Pêches sur les difficultés de ce secteur. Aussi l'Ong a-t-elle formulé des recommandations pour développer ce secteur.

Etant le premier secteur d'exportation et principale source de devise au Sénégal, la pêche contribue à environ 70% aux apports nutritionnels en protéines d'origine animale des populations et joue ainsi un rôle majeur dans la sécurité alimentaire des Sénégalais.

Elle représente environ 3,2% du Produit Intérieur Brut (PIB), avec au moins 600.000 emplois directs ou indirects, relève un communiqué de Greenpeace Afrique parvenue hier, lundi, à notre rédaction.

Mais, malgré ce rôle socio-économique majeur, «le secteur de la pêche est confronté à plusieurs problèmes».

Les plus récurrents, selon Greenpeace Afrique, ce sont «les choix inappropriés des politiques menées et la non application des textes réglementaires et documents stratégiques, notamment la Lettre de politique sectorielle des pêches».

Ces carences, selon le communiqué, impactent de façon négative sur les communautés de pêcheurs et constituent une menace supplémentaire pour les stocks de poissons déjà surexploités.

Il y a également les «disparitions récurrentes de pêcheurs en mer et des tensions sociales entre les communautés».

Ce phénomène s'explique, d'après la note par la raréfaction de la ressource et la pêche Illicite non déclarée et non réglementée (INN).

Il faut ajouter aussi à ces problèmes «la non-implication des acteurs dans les prises de décisions majeures qui impactent leurs activités et le manque de transparence dans un contexte de changement climatique associé à la croissance démographique».

Face à tous ces obstacles, Greenpeace Afrique interpelle le nouveau ministre des Pêche à œuvrer à accroître le secteur.

En outre, l'organisation de défense des ressources halieutiques et de lutte contre la pêche illégale apporte son soutien pour une bonne gouvernance des pêches au bénéfice des communautés et de la biodiversité.

Par la même occasion, Greenpeace Afrique appelle le ministère des Pêches à promouvoir une gestion sous régionale des stocks de poissons partagés en renforçant les prérogatives de la Commission Sous-Régionale des Pêches (CSRP) et d'impliquer davantage les acteurs de la pêche dans l'attribution des licences de pêche.

Quant à la sécurité des pêcheurs, l'Ong suggère «l'amélioration des embarcations traditionnelles et la mise à disposition d'un système de géolocalisation et d'alerte précoce en temps réel pour éviter les nombreuses disparitions en mer», rapporte la note.

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