Cameroun: Législatives et municipales 2020 - Le SDF partira, partira pas ?

12 Novembre 2019

Outre le boycott de ces élections, le parti a annoncé hier à Yaoundé la suspension de la participation de ses députés et sénateurs à la session de novembre qui s'ouvre ce jour au Parlement.

« Il n'y aura pas élections », lâche Emmanuel Ntonga, le président régional du Social Democratic Front (SDF) pour le Centre. C'était à l'occasion d'une rencontre du Comité national exécutif (NEC) du parti, tenue hier, 11 novembre à Yaoundé. Elle a été organisée à la suite de la convocation par le président de la République, Paul Biya, du corps électoral en vue des élections législatives et municipales, le 09 février 2020. Elle s'inscrit dans le prolongement d'une première rencontre du genre, tenue à Douala, le 10 août dernier. Les résolutions prises dans la capitale économique, qui donnaient déjà le ton d'un boycott ont tout simplement été confirmées.

Celles-ci étant la suspension de participation de leurs parlementaires à la session de novembre 2019 tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat et une non-participation aux élections législatives et municipales qui, selon le principal parti d'opposition, « conduiront inéluctablement à la division définitive du pays en deux entités territoriales distinctes », peut-on lire sur la déclaration publiée à la fin de ladite rencontre. Le SDF va présenter quelques raisons à l'instar de l'insécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et la non-révision du code électoral. Le portail des camerounais de Belgique. Pour Emmanuel Ntonga, « si la situation dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest reste chaotique, il n'y aura pas d'élections. Le SDF va entrer en action pour qu'il n'y ait pas élections ».

Il va par ailleurs ajouter : « nous allons mettre sur pied une stratégie pour que les élections ne se tiennent pas sur toute l'étendue du territoire national. Il est impossible que se déroulent des élections alors que toute une grande partie du pays est instable, pas de mairies, pas de bureaux d'Elections Cameroon (Elecam), pas de bureaux administratifs opérationnels, etc. ». Sur d'autres faits d'actualité, entre autres, le grand dialogue national, le parti s'étonne de ce que de toutes les résolutions prises, rien n'ait été implémenté jusqu'ici. Concernant le code électoral, « il n'a pas été modifié, et pourtant, depuis des lustres nous demandons à le changer ». Le parti qui dit n'avoir « aucune crainte sur son positionnement à l'issue des élections législatives et municipales », précise tout de même que « sa mission est de prendre le pouvoir, quitte à attendre cinq ans ou les six ans qui restent au régime ».

Le SDF pense que « cela permettrait d'ailleurs de bien restructurer le parti politique ». « Le plus important en ce moment est la situation des Camerounais », argue Emmanuel Ntonga. Cette rencontre extraordinaire des membres du NEC n'était pas encore achevée lorsque nous mettions sous presse.

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