Cote d'Ivoire: Lutte contre la malnutrition - Duncan appelle les parlementaires à prendre à bras-le-corps la question sous toutes ses formes.

12 Novembre 2019

Le vice-Président de la République a présidé ce mardi 12 novembre 2019, au Radisson Blu, un atelier régional des parlementaires dans le cadre de la campagne pour la promotion de l'allaitement et la stimulation précoce.

La question de l'allaitement et de la malnutrition était ce mardi, au centre d'un dialogue régional entre les parlementaires des pays de l'Afrique de l'Ouest et du Centre, à l'hôtel Radisson Blu, dans la zone aéroportuaire, à Port-Bouët. Organisée par le gouvernement ivoirien, en partenariat avec l'Oms, l'Unicef et Alive & Thrive, cette rencontre d'échanges et de réflexions a été présidée par le vice-Président ivoirien, Daniel Kablan Duncan, en sa qualité de président du Conseil national pour la nutrition, l'alimentation et le développement de la petite enfance (Connape).

Il avait à ses côtés une cinquantaine de parlementaires, ainsi que des représentants des divers organismes internationaux. Dans son discours d'ouverture, le vice-Président a appelé les parlementaires de ces deux régions de l'Afrique à prendre à bras-le-corps, la promotion de l'allaitement et la lutte contre la malnutrition.

« Plus que jamais, il est important que nous puissions protéger, promouvoir et soutenir l'allaitement partout et par tous, dans chacun de nos pays.

En tant que parlementaires, vous êtes les garants des intérêts des populations à travers le contrôle et l'appui de l'action gouvernementale.

A ce titre, vous êtes donc des partenaires incontournables pour la création d'un environnement propice à l'allaitement », a-t-il lancé.

Pour Daniel Kablan Duncan, les parlementaires devraient être des acteurs du changement durable et contribuer à mettre fin à toutes les formes de malnutrition dans le cadre de l'élaboration et des votes des textes et lois. « En effet, l'alimentation et la nutrition figurent au nombre des droits fondamentaux », a-t-il signifié.

Avant de poursuivre : « A titre d'exemple, je voudrais proposer qu'au-delà de la question de l'allaitement, vous puissiez pousser la réflexion sur les textes réglementant la vente des aliments et boissons à l'endroit des enfants et aux alentours des écoles.

Car les bonnes ou mauvaises pratiques alimentaires qui influenceront toute une vie se prennent surtout à cet âge, dans ces lieux et circonstances ».

Il a insisté qu'il est plus que jamais important, que les parlementaires de l'Afrique de l'Ouest et du Centre puissent protéger, promouvoir et soutenir l'allaitement partout et par tous, dans leurs pays respectifs.

« Vous êtes les mieux placés au niveau national et surtout dans vos circonscriptions électorales pour attirer l'attention sur l'importance de cette pratique qui doit figurer à un haut niveau de l'agenda politique et législatif ».

Le vice-Président a par ailleurs relevé quelques actions déjà entreprises à cet effet, par le gouvernement ivoirien, au plan national.

« En Côte d'Ivoire, si une nette progression du taux de l'allaitement exclusif a été enregistrée, passant de 12% en 2012 à 23,5% en 2016, des efforts restent à faire au regard de l'objectif de 50% fixé par le Gouvernement à l'horizon 2021 et de 70% à l'horizon 2025.

Ainsi, le Gouvernement ivoirien a décidé d'élaborer un plan national multisectoriel de l'allaitement 2019-2021, d'un montant de 5 milliards de FCFA, afin de rehausser rapidement le niveau de l'allaitement en Côte d'Ivoire.

Par ailleurs, la Côte d'Ivoire s'est dotée d'un décret réglementant la commercialisation des substituts du lait maternel et souhaite renforcer le code du travail en ce qui concerne la création des espaces d'allaitement en milieu professionnel », a-t-il relevé.

Cette rencontre parlementaire sera suivie du lancement de la campagne nationale et régionale pour la promotion de l'allaitement et la stimulation précoce, le Jeudi 14 Novembre, à la Place de la Sorbonne au Plateau.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Fratmat.info

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.