Afrique: 2e Forum sur la Paix - Bloc contre l'unilatéralisme

Les travaux ouverts hier en présence du président camerounais, Paul Biya, prônent le dialogue et le multilatéralisme.

Pour sa première participation au Forum de Paris sur la Paix, le président de la République était parmi les « Guest stars » de cet évènement international.

Cette grand'messe sur la paix qui a connu cette année la participation d'une une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement. Une bonne brochette de chefs d'Etat africains entre autres, le Tchadien Idriss Deby, le Nigérien Mahamadou Issoufou, le Malien, Ibrahim Boubacar Keïta ou le Congolais Félix Tshisekedi, a fait le déplacement de Paris.

A l'entame, l'activiste indienne, Trisha Shetty entend toucher les cœurs des dirigeants réunis en ce haut lieu sur la menace qui pèse sur 250 espèces protégées en voie de disparition. Elle préconise ensuite les luttes non-violentes.

Elle sera suivie sur l'estrade par Ursula von der Leyen, la nouvelle présidente désignée de la Commission européenne.

L'ancienne ministre allemande met en exergue la bonne coopération entre l'Union européenne et l'Afrique. L'Europe, souligne-t-elle, continuera à promouvoir les valeurs de paix, de démocratie et des droits de l'homme.

Elle promet qu'elle s'attèlera à ouvrir davantage l'Europe au reste du monde. Comme l'Européenne, le vice-président chinois, dénonce la montée de l'unilatéralisme, du protectionnisme et du populisme.

Après avoir retracé l'histoire de la Chine de 1949 à nos jours, non sans avoir vanté les mérites du « socialisme à la chinoise », Wang Qishan, rappelle que son pays a souffert des affres des conflits et des désastres. D'où, indique-t-il, l'option de la Chine pour la paix et le dialogue.

La position africaine sera défendue à cette plénière d'ouverture par le président congolais. Pour Etienne Tshisekedi, la paix n'est pas seulement « le silence des armes mais aussi et surtout les conditions adéquates de santé, d'éducation, d'offres d'emploi pour la jeunesse et la sécurité alimentaire ».

Sur ce plan, observe-t-il, « le continent noir a encore du chemin car, il reste déchiré par les conflits, les guerres et les famines et le terrorisme ». C'est alors que le dirigeant congolais préconise une coalition mondiale contre toutes ces menaces à la paix, car prévient-il, aucun continent n'en est épargné in fine.

L'Afrique, conclut l'orateur, « doit cesser d'être un problème pour le monde mais une partie des solutions aux problèmes du monde ».

Tout est un défi. On ne pouvait pas attendre mieux que la leçon magistrale dispensée par le président-hôte. Emmanuel Macron s'inquiète « d'une crise sans précédent de notre système international ».

« Le nationalisme, c'est la guerre et la non-coopération déconstruirait ce que nous avons réussi à bâtir ces dernières années », a déclaré le président français. Comme les précédents orateurs, il défend « la voie de la coopération équilibrée, celle du multilatéralisme ».

L'Afrique n'a pas été absente au cœur de ce discours. Pour le président français si le continent « a longtemps été un objet du multilatéralisme », il est « en train d'en devenir un sujet ».

Assis aux premières loges, le président Paul Biya a suivi attentivement toutes ces allocutions avant de décliner sa propre vision du multilatéralisme lors du panel auquel il a pris part.

Après cette phase purement protocolaire, les participants se sont repartis dans divers groupes de discussion en rapport avec les six thématiques du Forum. La cérémonie de clôture interviendra aujourd'hui.

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