Afrique de l'Ouest: 5è Salon des banques et PME - Des participants dressent leurs bilans

13 Novembre 2019

Le Salon des banques et des petites et moyennes entreprises (SBPME) de l'Union économique et monétaire des Etats de l'Afrique de l'ouest (UEMOA) s'est tenu, pour la 5è fois, du 7 au 10 novembre 2019, à Korhogo, en République de Côte-d'Ivoire, sous le thème « la PME pour un développement local dans l'UEMOA ». Des participants dressent le bilan de leur participation après trois jours d'expositions.

« Un rendez-vous unique pour le développement des PME de l'UEMOA», Honoré Kietyeta, DG de l'AFP/PME

Je salue déjà la pertinence du thème du thème de cette édition qui met en avant deux acteurs incontournables du développement à savoir les PME et les collectivités locales.

Mettre en tandem ces deux acteurs, est une bonne chose car le développement des PME va permettre de créer des richesses au niveau locales, ce qui va contribuer à augmenter les capacités de mobilisation de recettes propres au niveau des communes.

Nous repartis enrichis des expériences partagées avec les différents pays et nous sommes réconfortés par ce que nous faisons déjà avec les communes.

Nous allons davantage investir dans l'accès à la formation et à l'information qui ont été évoqués ici comme étant l'un des freins des PME aux financements.

Nous allons faire le plaidoyer pour que chaque commune puisse avoir un encadreur qui sera le relais pour la diffusion des informations liées aux financements, aux formations, aux opportunités d'affaires.

L'AFP/PME a accompagné une vingtaine de PME burkinabè qui sont venus présentés par leurs produits et projets et qui ont également ont bénéficié de l'expérience des autres pays. Ce salon est une fierté pour le gouvernement burkinabè qui a cru et soutenu cet évènement depuis le début.

Nous sommes heureux qu'au fil des années, ce salon connait ce succès. Il constitue une véritable et unique plateforme de promotion des PME de l'UEMOA. Il a le mérite de rapprocher deux partenaires (PME et banques) qui ont du mal à collaborer.

Je lance un appel aux institutions sous-régionales à soutenir véritable ce rendez-vous quasi unique d'intégration et de développement des PME de notre espace communautaire.

Fatoumata Coulibaly (Côte-d'Ivoire), chargée de l'action territoriale de la délégation consulaire de Korhogo, « Nous envisageons un partenariat avec la délégation régionale de la chambre de commerce de Bobo»

Au début on avait des problèmes organisationnels inhérents à tout évènement du genre. Mais au-delà de cela, j'ai beaucoup appréciée la tenue de ce salon à Korhogo. C'est une belle plateforme d'échanges et de rencontre pour le monde des PME.

On fait le tour, on a vu ce qui se passe ailleurs. J'ai suivi les panels qui étaient très intéressants. Nous avons eu l'occasion d'échanger avec la délégation consulaire de Bobo et nous envisageons des partenariats.

En tant que chambre régionale de commerce et partenaire à l'organisation, je suis satisfait, d'autant plus que le président du comité d'organisation a apprécié ce que nous avons fait en termes de mobilisation des acteurs locaux.

Leaticia Ouédraogo (Burkina Faso), « Si ce salon n'existait, il fallait le créer»

Je suis dans la transformation des céréales locales (maïs, petit mil, riz, etc.) et les tubercules locales en biscuit, en farine, en couscous. Je voudrais vraiment féliciter les organisateurs qui nous donnent l'occasion de participer à ce genre de rendez-vous.

Si ce salon n'existait, il fallait le créer. Le promoteur du salon a vraiment eu une vision lointaine. Pour ma part, je suis très satisfaisant, je suis allé même au-delà de mes attentes. Car j'ai pratiquement vendu tous les produits que j'ai amenés ; j'ai pu me faire connaitre.

Et j'ai pu tisser des partenariats avec des entreprises d'ici et d'ailleurs qui me seront très utiles dans le futur. En toute chose, tout ne peut pas être parfait, j'invite donc les participants à être indulgents vis-à-vis des organisateurs. Je lance également un appel aux bonnes volontés de soutenir ce salon.

Nasser Goulam (Niger), chef de la délégation du Niger, « n'avons pas encore eu des accords de financement mais des accords de principes des partenaires »

J'ai eu l'occasion d'échanger avec des partenaires très intéressés pour mon projet qui est un inducteur d'alerte. C'est un système électronique conçu pour permettre aux populations qui sont dans une situation de détresse de pouvoir lancer des messages d'alerte aux unités d'intervention.

Il s'agit d'une application à plusieurs fonctionnalités comportant trois boutons qui correspondent chacun à une situation de détresse donnée : attaque, agression ou enlèvement.

Il ya également des éléments qui permettent à ceux qui doivent intervenir de connaitre la nature de la détresse.

Est-ce un soupçon d'attaque, une attaque en cours ou terminée et les auteurs ont pris la fuite ? Notre application peut fonctionner dans des zones hors connexion internet. 87 secondes après l'alerte, les unités d'intervention la reçoivent.

Nous travaillons à une extension de l'application à travers une bague connectée que l'utilisateur porte au doigt et qui lui permet de lancer l'alerte à tout moment. On n'a pas le choix que de lancer de telles initiatives car on a toujours attendu que la solution vienne d'ailleurs.

Malheureusement, le plus souvent ceux qui doivent apporter la solution sont à la base de nos problèmes ! Notre projet n'est une simple question d'opportunités d'affaires mais c'est surtout un engagement. Je sors de ce salon très édifié car on a rencontré des devanciers qui nous ont enrichis en idées, en propositions d'amélioration.

On a eu des contacts qui s'engagent à nous accompagner dans tout le processus. Nous n'avons pas encore eu des accords de financement mais des accords de principes avec des partenaires. Mon objectif de participation à ce salon est atteint. Il est vari qu'il ya eu quelques désagréments mais on ne peut réunir autant de monde et ne pas rencontrer d'incidents.

Franck Zadi (Côte-d'Ivoire), , « Le salon permet de connaître la demande des autres pays»

Nous sommes venus présenter un produit innovant, la première application de gestion des cartes de visite au monde. Il est déjà gratuitement téléchargeable sur Play store et Apps stores. Avec cette application, vous ne pouvez plus perdre vos contacts ni des opportunités d'affaires. Le salon est à recommandé du fait qu'il permet de saisir plusieurs opportunités, de rencontrer des entreprises, d'autres services, d'avoir des clients et de tisser des partenariats. Je suis vraiment ravi d'être à Korhogo pour ce 5è SBPME. Il m'a permis de rencontrer des gens que je n'aurais pas eu la chance de rencontrer, notamment les entreprises du burkinabè nigériennes, maliennes avec lesquels j'ai échangé. Il est toujours intéressant de se fréquenter pour apprendre de l'autre et proposer ses produits en fonction de la demande des autres pays.

Tenin Nana Kouyaté (Mali), « Ce fut une occasion de rencontrer de personnes de qualité de divers domaines de l'espace UEMOA »

Agribox est une application numérique destinée aux petits exploitants agricoles. Il s'agit d'amener les services numériques tels que la formation, l'information, le marché sur le téléviseur de l'exploitant agricole, vocalement, avec ou sans internet. Le salon est intéressant. Personnellement j'ai appris beaucoup de choses lors des panels. Ce fut une occasion de rencontrer de personnes de qualité de divers domaines de l'espace UEMOA. J'ai été honorée au cours car j'ai eu le pris « Idissa Nassa de l'innovation ».

Mohamed Bassirou Ouédraogo (Burkina Faso), « avec ce genre de rendez-vous, les jeunes porteurs de projets pourront aller loin»

Je suis venu à ce salon pour présenter mon projet d'avion que j'ai fait en matériel recyclable (bois, carton, etc.), pour rendre service aux agriculteurs, aux environnementalistes, à la santé, ainsi qu'à la sécurité. Nous mettons l'accent sur la prise de vue dans les champs pour permettre aux agriculteurs d'économiser leurs engrais qu'ils mettent dans leurs exploitations. Le salon a été une véritable opportunité de réseautage, on a rencontré des investisseurs, d'autres opportunités. Avec ce genre de rendez-vous, les jeunes porteurs de projets pourront aller loin.

Tonwi Julien Malo (Burkina Faso), « Je souhaite que les prochaines éditions soient meilleures»

Nous sommes dans le domaine de l'électrification conventionnelle et solaire. Nous sommes venus à ce salon pour présenter un produit qui est l'énergie solaire photovoltaïque, c'est-à-dire tout ce qui est concerne les panneaux solaires. Je sors satisfait de ce salon parce que j'ai pu nouer des partenariats avec des structures de la Côte-d'Ivoire, du Bénin et du Mali. J'ai eu également des contacts fructueux avec la Fédération des municipalités du Canada et la BOAD. Je souhaite que les prochaines éditions soient meilleures.

Kadiatou Kanouté (Mali), « ce sont des retrouvailles ente les acteurs de l'espace UEMOA »

Nous sommes dans la transformation des produits agroalimentaires bio. Le bilan est positif, le salon a été une occasion de retrouvailles ente les acteurs de l'espace UEMOA. Mais nous souhaitons que pour les prochaines éditions certaines choses s'améliorent notamment l'hébergement et la restauration. Mais c'est jute des petites remarques qui n'enlèvent rien à la qualité de ce cadre de rencontres.

Adam's Baïkro (Burkina Faso), « C'est prometteur».

Nous faisons la récupération des pneus usés que nous transformons en fauteuils, tables, chaises, en pots de fleurs. Nous utilisons aussi les bouteilles usées pour faire de la décoration. Le bilan est satisfaisant car ce qu'on amené a été acheté. On eu beaucoup de commandes, on a pris des contacts. C'est prometteur.

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