Cameroun: Cinéma - Syndy Emade sort le grand jeu

L'actrice et productrice camerounaise dévoile les grandes articulations de la première de son film « Broken », sous le thème des années 20.

Et si on clôturait le mois de novembre par un rendez-vous cinématographique digne des Oscars ? Pas besoin d'aller aux Etats-Unis pour l'occasion. Fidèle à sa réputation de « maîtresse de l'événementiel », l'actrice et productrice camerounaise, Syndy Emade, dévoilera son tout dernier film intitulé « Broken », au cours d'une avant-première annoncée en grande pompe sur les réseaux sociaux. Cette sortie aura lieu le 22 novembre prochain à Douala Bercy au cours d'une soirée qui s'annonce riche en couleurs et en parures. Normal, elle sera placée autour du thème « The Great Gastby » (la mode des années 20 en référence au film « Gatsby le magnifique »). Ce sera en présence du réalisateur du film, Anurin Nwunembom et des acteurs John Dumelo du Ghana, Nchifor Valery, Pince Ojay et Alenne Menget du Cameroun, ainsi que l'artiste musicienne Nabila, à l'affiche de la production. De nombreuses vedettes de la musique africaine y sont également annoncées. Côté présentation, cinq maîtres des cérémonies ont été retenus pour la circonstance. Il s'agit entre autres de Vicky Fokala, Néné Jimla et de l'acteur nigérian AY. En prélude à l'évènement, CT a rencontré la promotrice de Blue Rain Entertainment, maison de production de ce long métrage.

Vous êtes à Yaoundé depuis quelques jours dans le cadre de la promotion de votre troisième long métrage intitulé « Broken ». De quoi parle le film ? C'est un film à travers lequel nous souhaitons sensibiliser et permettre à tous de s'identifier à l'histoire. Les gens regardent les autres et se disent que leur vie est parfaite alors qu'ils ignorent ce que ces personnes traversent en réalité. Nous voulons donc leur montrer que chacun de nous a été confronté à des difficultés à un moment. Au-delà de présenter les problèmes de chaque personnage de ce long métrage, nous montrons également comment ils ont fait pour se relever après ces tristes épisodes de leur vie et comment ils sont devenus plus forts et plus aguerris. On retrouve de nombreuses vedettes du cinéma africain à l'affiche de cette production. Notamment, l'acteur ghanéen John Dumelo. Comment s'est passée la collaboration ? C'était magnifique ! John Dumelo est très humble et professionnel. Il est venu tourner « Broken » au moment où il devait se marier. De mon expérience d'actrice et de productrice, c'est rare de voir des acteurs abandonner leur mariage pour aller tourner dans un autre pays quelques jours avant l'évènement. Sachant qu'il ne tourne plus trop ces derniers temps, car il se lance dans la politique, il a été marqué par le scénario et le message que nous souhaitons passer à travers ce film. Il a compris que par ce projet, sa carrière allait être portée vers une autre dimension.

Il est donc venu tourner quelques jours avant son mariage, puis il est rentré se marier et est revenu pour la suite du film. C'est vrai que cela a coûté beaucoup plus à la production, mais le résultat est merveilleux. L'artiste musicienne camerounaise, Nabila, fait également partie du casting de ce film. S'agit-il d'un choix marketing ou vous avez observé une graine d'actrice en elle ? Ce n'était pas un choix marketing à 100%. Avec Blue Rain Enterntainment, on a toujours eu l'habitude d'incorporer les artistes d'autres domaines parce que je me dis toujours que l'industrie du divertissement ne fonctionne pas en vase clos. En 2015, nous avons tourné « Rose On The Grave » avec Lady Ponce et Daphné a fait la chanson de « A Man For The Weekend ». Et avec « Broken » on cherchait un caractère assez innocent, mais on n'a pas pu avoir une actrice qui correspondait au profil. Et, c'est ainsi qu'on a commencé à regarder dans la musique et la toute première personne à laquelle nous avons pensé était Nabila. Les gens ignorent d'ailleurs que le film repose sur son personnage.

Nous avons été très satisfaits de sa performance. Vous avez mis les petits plats dans les grands pour la première du film, avec des pass entre 5000 et 30 000 F. N'avez-vous pas peur de vous retrouver avec une salle vide ? Beaucoup l'ignorent, mais la production des films de qualité nécessite d'énormes investissements et encore plus quand on veut que le film aille à l'international. Au Cameroun, on n'a pas de salles de cinéma ou de télévisions qui achètent nos productions. Il ne nous reste plus que les avant-premières. Nos prix sont vraiment raisonnables, car les avant-premières nécessitent une certaine classe et le Cameroun ne peut être à la traîne. Des superstars du cinéma africain sont attendues et il ne faut pas qu'elles rentrent en se disant que le Cameroun est le dernier pays en termes de standing. Attendez-vous à du jamais vu. Quand on regarde ce qu'on a fait avec « A man For The Weekend », imaginez ce qu'on peut faire deux ans après. Ce sera un mélange des Oscars et des Grammy Awards. C'est pour ça que le thème retenu est « The Great Gatsby ». C'est aussi une manière pour nous de valoriser nos stylistes locaux. Dans la salle, ce sera magique. Nous vous réservons beaucoup de surprises.

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