Sénégal: Droits des jeunes filles - Une jeune leader souhaite la multiplication de clubs ado

Nairobi (Kenya) — La présidente du club de jeunes filles de Kolda, Fatou Bintou Sylvie Diack, souhaite l'implantation, partout au Sénégal et sur le continent africain, de clubs qui militent pour le respect des droits des filles.

"J'aimerais que, nous autres, filles, soyons au cœur des décisions qui nous concernent et puissions être épanouies et autonomes à 100 %", a-t-elle dit dans un entretien accordé à l'APS, en marge de sa présentation du nouveau concept sénégalais "New deal", une initiative visant la protection des jeunes filles.

Mlle Diack prend part à la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) ouverte mardi à Nairobi et qui se poursuit jusqu'à jeudi sur le thème : "Accélérer les promesses".

Agée de 20 ans, la présidente du Club des jeunes filles de Kolda s'active depuis 7 ans dans le combat pour la protection des filles en tant que "paire-éducatrice" au Centre Conseil Adolescent de Kolda.

"J'ai participé à l'installation des premiers clubs de jeunes filles en 2014 et je fus la première présidente de ces clubs", a-t-elle expliqué, précisant que "c'est une idée copiée de la région de Tambacounda".

Tambacounda a été la première région à installer les clubs de jeunes filles au Sénégal, a-t-elle relevé, soulignant : "On a vu la stratégie. Elle nous a plu et on a essayé parce que Kolda avait les mêmes problèmes que cette région".

Selon Mlle Diack, "il y avait un manque d'informations criant sur notre santé reproductive, sur les changements liés à nos corps de jeunes filles avant même la puberté, mais surtout parce que ce manque d'informations était une des raisons majeures des multiples cas de grossesse à Kolda".

"C'est ainsi que nous nous sommes dits qu'au lieu de former des personnes adultes en qualité de relais communautaires pour qu'elles aillent informer les jeunes, pourquoi ne pas former les filles et les impliquer dans la stratégie d'autonomisation de la fille sur tous les plans", a-t-elle confié.

Co-animatrice de l'émission "Parole aux Jeunes" sur Vibe Radio, elle passe, la plupart de son temps, si elle n'est pas en cours, à "sensibiliser" à travers les réseaux sociaux.

"Lorsque j'ai eu mon bac, je suis venue à Dakar. Donc la plupart de mes activités sont sur les réseaux sociaux ou bien avec la radio où on anime des émissions dans le but d'aider à rendre autonome la jeune fille sur tous les plans", a expliqué Mlle Diack.

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