Cameroun: 2e Forum sur la paix - Paris propose un nouveau multilatéralisme

Les assises qui se sont achevées hier après-midi ont débouché sur un plaidoyer pour une coopération plus inclusive. Le président de la République, Paul Biya a pris une part active aux travaux.

Les participants à la deuxième édition du Forum de Paris se sont séparés hier en se donnant rendez-vous du 11 au 13 novembre 2020 à la Grande Halle de la Villette. Contrairement à la plénière d'ouverture, la cérémonie de clôture s'est voulue brève et sobre. Elle s'est déroulée essentiellement entre les acteurs de la société civile, porteurs de cet évènement. Avant de quitter la salle Agroa 1 de ce complexe, les participants ont exprimé leur satisfaction pour le bon déroulement des travaux. L'on retient par exemple que l'édition de cette année a enregistré 7 000 participants. 33 chefs d'Etat et de gouvernement ont effectué le déplacement de la capitale française, contre 65 pour la première édition. 12 organisations internationales ont répondu présente et 114 projets ont été présentés. Le président hôte de ce conclave a expliqué cette baisse de régime dès l'ouverture : en 2018, la mobilisation a été favorisée par la célébration du centenaire de l'Armistice. Paris 2 n'a donc pas démérité si l'on s'en tient à la richesse et à la densité des échanges et discussions organisés au cours de ce forum.

80 panels se sont tenus au cours desquels les six thématiques ont été discutées et disséquées. Pour les 12 prochains mois, le Comité de suivi du Forum va « mentorer » les porteurs des 10 meilleurs projets sélectionnés au cours de ces assises. Ces initiatives sont rattachées non seulement aux thématiques du Forum mais aussi aux Objectifs de développement durable (Odd). Mais le principal enseignement de cette deuxième rencontre internationale, c'est l'approfondissement de la réflexion autour d'un nouveau multilatéralisme.

Pour combattre efficacement la montée du protectionnisme, de l'unilatéralisme et du populisme, les organisateurs tablent sur une coopération qui se veut plus inclusive, c'est-à-dire qui va développer une diplomatie réunissant à la fois les acteurs étatiques et ceux de la société civile. C'est pourquoi, Justin Vaïsse, le directeur général du Forum l'assimile à un « Salon de propositions qui intègre des nouveaux acteurs non étatiques sans lesquels il est impossible d'affronter efficacement des questions telles que le réchauffement climatique, la gouvernance d'Internet, l'intelligence artificielle ou le développement ». Le président de la République, Paul Biya, qui en était ainsi à sa première participation, a assuré une présence très remarquable aux travaux.

II a brillamment pris part au premier panel qui a jeté les bases d'une réflexion sur l'avenir de la coopération entre les pays du Nord et les pays du Sud. Dans son intervention, le dirigeant camerounais a réitéré son plaidoyer pour la réforme des institutions internationales, notamment le Conseil de sécurité, le FMI et la Banque mondiale. Il a également fait le point sur la situation sociopolitique au Cameroun en rappelant les efforts qui sont actuellement en train d'être déployés pour apporter des solutions durables à la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Bien avant l'ouverture du Forum, le chef de l'Etat a été reçu à l'Elysée dans le cadre d'un dîner offert par son homologue français, Emmanuel Macron, à la trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement ayant pris part à ce Forum. Le séjour du président de la République se poursuit en toute quiétude en terre française.

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