Burkina Faso: Zones sous menace terroriste - Les gouverneurs au rapport

14 Novembre 2019

Le ministère de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale a organisé, le jeudi 14 novembre 2019 à Ouagadougou, une rencontre avec les gouverneurs des régions sur la situation sécuritaire nationale.

Dans la recherche de stratégies et moyens pour faire face aux menaces terroristes, les gouverneurs des 13 régions du Burkina Faso se sont réunis, le jeudi 14 novembre 2019 à Ouagadougou, autour du ministre d'Etat, ministre de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Siméon Sawadogo.

Selon le chef du département, des rencontres périodiques sont organisées avec les gouverneurs pour rendre compte de ce qui se passe dans les différentes régions du pays, mais la présente rencontre revêt un caractère particulier.

«A la suite des récentes attaques qui ont vu le massacre de nombreux travailleurs de la mine de Boungou dans la région de l'Est, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, dans un message à la nation a ordonné le recrutement de volontaires pour la sécurisation des zones sous menaces terroristes.

Les gouverneurs étant les représentants du chef de l'Etat, du Premier ministre et du gouvernement dans leurs circonscriptions administratives, ils ont un rôle important à jouer», a-t-il indiqué.

Et de poursuivre que les ministres en charge de la défense, de la sécurité et des techniciens travaillent à proposer des textes devant encadrer ce recrutement, mais qu'il est nécessaire que les gouverneurs soient imprégnés de l'esprit de cette directive du président Kaboré en vue de sa mise en œuvre dans leurs régions respectives.

«Au cours de cette rencontre, chaque gouverneur fera le point de la situation qui prévaut dans sa région et au terme des travaux, nous allons produire un rapport global à transmettre au président du Faso et au chef du gouvernement», a fait savoir le ministre d'Etat.

Revenant sur la situation sécuritaire actuelle au Burkina Faso, Siméon Sawadogo l'a qualifiée de très dommageable à plusieurs titres.

«D'abord, elle a occasionné de nombreuses pertes en vies humaines et fait de multiples blessés graves. Le contexte se caractérise ensuite par le phénomène des déplacements massifs de populations et une insécurité alimentaire touchant des milliers de personnes», a-t-il détaillé.

Il a fait cas de la fermeture de centaines d'écoles dans plusieurs régions du pays ayant privé des milliers d'enfants de leur droit à l'éducation. Il a également évoqué les conflits communautaires nés de l'exacerbation de la situation.

Face à l'effritement des valeurs fondamentales de cohésion sociale, de vivre-ensemble, de solidarité communautaire et de la tolérance interreligieuse, un sursaut collectif s'avère nécessaire, de l'avis du représentant de l'exécutif burkinabè.

Pour ce faire, il a invité les gouverneurs à s'investir davantage dans la recherche de la paix, chacun dans son ressort territorial, afin de renforcer la résilience des populations face à l'hydre terroriste.

Cela s'entend, selon Siméon Sawadogo, qu'on adopte dans les différentes circonscriptions administratives, des démarches anticipatives de prévention et de gestion des conflits afin d'éviter que les groupes terroristes n'utilisent la fragilité et la précarité de la situation sécuritaire pour opposer les communautés entre elles.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Sidwaya

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.