Congo-Kinshasa: Tensions CACH-FCC - Georges Kapiamba condamne les actes de vandalisme et propose la dissolution du Parlement

La tension est montée entre anti et pro Joseph Kabila le week-end dernier dans quelques villes du pays. A Kolwezi, les membres du PPRD ont brûlé l'effigie du Président de la République, Félix Tshisekedi.

Après avoir observé ces faits, Me. Georges Kapiamba, président de l'Association congolaise pour l'accès à la justice, a condamné les actes de vandalisme. Il rappelle, à cet effet, qu'en tant que garant de l'unité nationale, du respect de la constitution et de la continuité de l'Etat, la personne du Chef de l'Etat est inviolable et lui porter atteinte constitue une infraction à charge de ceux qui ont pris cette initiative. Aussi, il propose que le Parlement soit dissout par le chef de l'Etat, au regard de la gravité de la situation.

Cela ne fait aucun doute à présent. Le torchon brûle au sein de la coalition FCC-CACH. Il règne une nouvelle tension entre ces 2 regroupements politiques. Effigies brûlées, portraits incendiés à Kinshasa et à Lualaba. "Je condamne avec la dernière énergie les actes de vandalismes qui se sont caractérisés par la destruction de l'effigie du Président de la République dans la ville de Kolwezi, dans la province de Lualaba", a déclaré le coordonnateur de l'ACAJ. Il rappelle, par la même occasion, aux militants et responsables des partis politiques, conformément à la constitution de la République, que chacun a le devoir de travailler pour assurer le respect des institutions et aussi contribuer à l'unité nationale. "Chacun doit faire en sorte que les actes d'incivisme puissent être évités parce qu'ils sont de nature à troubler l'ordre publique".

L'ACAJ constate, par ailleurs, que les membres de la coalition CACH-FCC se sont investis à travailler principalement pour leurs intérêts égoïstes, à se partager des postes dans le Gouvernement. Raison pour laquelle elle condamne toute initiative tendant à politiser les entreprises et les établissements publics ainsi que l'administration publique. "Il n'est pas question de laisser les individus sous prétexte qu'ils sont au pouvoir, à prendre en otage les entreprises, l'administration publique, etc. La constitution interdit formellement la politisation des entreprises, des organismes et services publics", a martelé Georges Kapiamba.

La dissolution du parlement comme dernier recours

Pour lui, le soubassement de cette mésentente au sein de la coalition se situe au niveau des partages de postes. "Dans un état de droit démocratique, lorsqu'on constate que les institutions de l'Etat ne parviennent plus à concourir au bien-être de la population, à sauvegarder la stabilité institutionnelle, il est de principe que le Président de la République, au regard de l'article 69 qui le place comme garant du bon fonctionnement des institutions, doit prendre une initiative allant dans le sens de consulter toutes les forces vives de la nation pour arriver à ce consensus qui consisterait à faire convoquer les élections législatives anticipées", explique-t-il.

L'appel à la dissolution du parlement proposée au chef de l'état se justifie, selon Georges Kapiamba, par le fait que les membres de la coalition FCC-CACH ont fait preuve d'incapacité à mettre au dessus de leur positionnement, l'intérêt du peuple congolais. "Ils passent tout leur temps à se chamailler uniquement pour les avantages personnels. C'est ce qui fait que le pays soit en retard par rapport aux réformes qui devraient être engagées et réalisées, notamment sur le plan législatif. Il faut aller aux élections anticipées pour éventuellement donner une nouvelle majorité parlementaire qui pourra cette fois-ci s'engager à travailler pour des réformes dans les meilleurs délais qui pourront contribuer à la sortie de la situation de pauvreté et de misère dans laquelle l'ancien régime a plongé la RDC".

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