Congo-Brazzaville: Dette intérieure - Présentation des mécanismes de paiement

Le conseiller aux institutions financières nationales du ministre des Finances et du budget, Bernard Ngazo, a échangé, le 14 novembre à Brazzaville, avec les opérateurs économiques sur la créance intérieure commerciale.

La rencontre a réuni les syndicats patronaux, les représentants des banques, des chambres de commerce ainsi que toutes les parties prenantes. Elle avait pour but de leur présenter une démarche visant à apurer la dette intérieure, en tenant compte des contraintes macroéconomiques.

« La séance d'aujourd'hui avait pour objet de présenter aux différentes parties prenantes la démarche mise en place pour l'apurement de la dette, tout en sachant que nous avons des contraintes macroéconomiques qui feront que les marges de manœuvres administratives soient limitées au niveau de l'Etat, sachant bien sûr que l'Etat doit en parallèle prendre ses responsabilités pour la relance économique », a indiqué Bernard Ngazo.

Le système, appelé titrisation, mis en place et présenté, est un mécanisme d'emprunt public via les titres. il s'agit, en effet, de mettre à la disposition des entreprises un certificat de reconnaissance de la dette. Les entreprises en possession de ces certificats de créance iront à la rencontre des investisseurs moyennant une réduction. Les entreprises pourront alors avoir du cash tandis que l'Etat, quant à lui, paiera sa dette pendant plusieurs années.

« Le mécanisme présenté rassure les opérateurs économiques parce que la titrisation est une garantie. Avec la crise que traverse le pays, il est difficile que le gouvernement paie cash les entreprises. Nous allons enfin être payés à travers ce mécanisme technique », a affirmé le président du congrès des chefs d'entreprise du Congo, Paul Nestor Mouandzibi Ndinga.

Présidant la rencontre, Bernard Ngazo a rappelé que la stratégie de paiement de la dette est composée de deux constituantes, à savoir la partie auditée et non auditée. La partie auditée comprend la dette sociale estimée à deux cent vingt milliards et la commerciale à cent quarante et un milliards. « Cette dette déjà connue doit faire l'objet d'un règlement. La partie déjà auditée est là il ne reste plus qu'à déterminer le montant net qui revient à chaque entreprise. Dès qu'il sera déterminé, les certificats seront ensuite remis aux entreprises. On espère que d'ici à mi-décembre, les entreprises bénéficieront de ces titres pour ensuite commencer le processus de mise en règlement afin de réinjecter des liquidités dans l'économie », a-t-il indiqué, ajoutant : « En ce qui concerne le reste de la dette non auditée, la procédure est déjà en cours afin que très rapidement, on ait le stock global de la dette. Quand le stock sera déterminé, on peut ainsi définir la bonne stratégie à suivre ».

D'après lui, le gouvernement manifeste une totale volonté dans le soutien du secteur privé car cela favorisera la relance économique. « Le fait que le secteur privé ait des créances sur l'Etat pénalise le système économique du pays. Il fallait donc trouver une solution pour voir dans quelle mesure on peut aider le secteur privé à reprendre de la croissance sans déséquilibrer les finances de l'Etat », a signifié le conseiller.

Notons que pour répondre aux attentes des syndicats patronaux, Bernard Ngazo a indiqué que les résultats des audits seront publiés dans les prochains jours.

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