Afrique: Pénurie d'eau absolue dans le monde - 1,8 milliard de personnes menacées

15 Novembre 2019

L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a organisé, hier, jeudi 14 novembre, un atelier de présentation du projet dénommé «Mieux connaitre l'eau».

Ce programme vise à renforcer les processus de gouvernance de l'eau au Sénégal, au Sri Lanka et au Rwanda, mais surtout de faire face aux énormes risques de pénurie d'eau dans le monde qui affecterait 1,8 milliard de personnes.

1,8 milliard de personnes vivront dans des régions confrontées à une «pénurie d'eau absolue», d'ici 2025, d'après le rapport mondial sur l'eau de 2012.

Pour faire face à cette situation, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), en collaboration avec l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve sénégalais (OMVS) et la Société Nationale d'Aménagement et d'Exploitation des Terres du Delta du fleuve Sénégal et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED), a lancé hier, jeudi 14 novembre, en marge d'un atelier, un projet intitulé «Mieux connaitre l'eau».

Gouantoueu Robert Guéi, Coordonnateur du Bureau sous-régional de la FAO pour l'Afrique de l'Ouest et Représentant de la FAO au Sénégal, souligne que ce projet, financé par le gouvernement fédéral allemand, «vise à renforcer les processus de gouvernance de l'eau au Sénégal, au Sri Lanka et au Rwanda, pour assurer la sécurité alimentaire et à s'adapter aux changements climatiques, à la pénurie d'eau et à la concurrence croissante pour les ressources en eau de manière équitable et durable».

En d'autres termes, le Représentant de la FAO au Sénégal précise notamment que ledit projet explore une approche intégrée de l'évaluation des ressources en eau qui prenne en compte les aspects biophysiques, politiques, juridiques et socio-économiques des usages de l'eau avec des méthodes spécifiques.

En ce sens, dira-t-il «la FAO réitère sa disponibilité pour continuer à partager avec le gouvernement du Sénégal tout son capital d'expériences et d'expertises pour une mise en œuvre coordonnée de toutes les initiatives sur la gouvernance foncière et de l'eau».

Dans la même foulée, Younoussa Mballo, Conseiller technique N°1 du ministre de l'Agriculture et de l'Equipement rural (dont il est le par ailleurs le représentant) salut la pertinence du projet.

A l'en croire, face à ces changements climatiques et les variations des cycles pluviométriques qui se traduisent par des sécheresses, «le gouvernement et ses partenaires sont mis au défi de répondre à cette pression croissante sur ces ressources naturelles clés et de réguler les interactions dans cet environnement de plus en plus dynamique», alerte le représentant du ministre de l'Agriculture.

Et de poursuivre: «garantir l'accès des populations rurales pauvres à la terre et à l'eau est essentiel pour réduire l'extrême pauvreté et la faim, puisque la plupart d'entre elles dépendent de l'agriculture comme moyen de subsistance et que le droit à l'eau ne peut pas être traité séparément du droit à la tenure foncière.»

En fin, rassure-t-il, «ce nouveau projet permettra, sur le long terme, d'accroitre la sécurité alimentaire, d'améliorer les moyens de subsistance, de renforcer le développement économique, social et environnemental».

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