Congo-Kinshasa: Lutte contre le paludisme - Le Pays et ses partenaires en atelier

15 Novembre 2019

Le ministre de la Santé Publique, Dr Eteni ainsi que les différents partenaires qui oeuvrent dans la lutte contre le paludisme en RDC, sont en atelier autour du lancement de l'initiative d'une charge élevée à un fort impact ou « High Burden High Impact(HBHI), depuis le jeudi 14 novembre 2019. Lors de la séance d'ouverture, au Fleuve Congo Hôtel, on a noté la présence du Conseiller principal du Chef de l'Etat chargé des questions socio-culturelles, des députés nationaux, des gouverneurs de provinces, des délégués de différents ministères, de l'USAID, de l'OMS en RDC (Dr Deo Nshimirimana), de l'Alma, etc.

On rappelle que cet atelier de deux jours est organisé par le gouvernement, via le ministère de la Santé Publique, à travers le Programme National de Lutte contre le Paludisme, représenté par son directeur national.

L'organisation de cet atelier est dictée par la volonté du gouvernement congolais de réduire la morbidité et la mortalité liées au paludisme dans les provinces ayant la forte charge de la maladie en RDC par l'appropriation de l'initiative « HBHI » par les autorités nationales, provinciales et locales. L'objectif spécifique est d'arriver à une compréhension commune du concept « HBHI » et adopter la feuille de route pour la mise en œuvre des activités prioritaires de l'initiative dans les provinces concernées.

Dans son mot de circonstance, le ministre de la Santé, Dr Eteni Longondo, a souligné que la lutte contre la malaria doit être l'affaire de tous. Il a salué la présence des gouverneurs de provinces pour leur participation à la lutte contre le paludisme en apportant plus d'attention aux contrées où sévit la maladie. Il a également rappelé que le combat de la RDC est de sortir de la « zone rouge » et, partant, de la liste noire de l'OMS, selon le rapport 2018 sur la situation du paludisme dans le monde.

Selon lui, la RDC figure parmi les pays d'Afrique sub-saharienne qui hébergent 80 % des cas de paludisme. Ainsi, il a sollicité l'implication et l'engagement sans faille de tous pour gagner la bataille du paludisme.

Aux gouverneurs des provinces, il a fait savoir que l'élimination du paludisme constitue une urgence de santé publique, car la reconstruction du pays est impossible avec un peuple non affranchi de ce fléau.

Pour sa part, le Représentant de l'OMS a fait remarquer que la RDC porte 70% de la charge virale mondiale, c'est ce qui explique qu'au moins 144 personnes meurent chaque jour du paludisme. Il a indiqué que cette situation est favorisée par de nombreuses épidémies que connait régulièrement le pays. Il a conclu que l'OMS continuera de travailler avec les autorités congolaises, pour permettre à tous les Congolais de bénéficier des soins de santé meilleurs que ceux d'aujourd'hui.

De son côté, le Représentant de l'USAID s'est appesanti sur l'apport de son agence au gouvernement congolais, à travers l'Initiative présidentielle américaine pour la lutte contre le paludisme.

Quant à la Représentante d'Alma, elle a promis l'accompagnement de cette agence au gouvernement congolais dans le processus d'éradication du paludisme.

Marcos, représentant du Fonds Mondial, a rappelé que son agence avait déjà investi 380.000 dollars US dans la lutte contre la malaria pour la période 2018-2020 et précisé que le soutien va continuer.

En dernier lieu, le directeur national du PNLP a présenté la carte dite « Score », qu'il a décrite comme un tableau de bord de la lutte contre le paludisme.

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