Congo-Kinshasa: Le syndicaliste Puna invite les parents à ne pas céder !

15 Novembre 2019

La cessation de travail, depuis le début de la semaine, par des enseignants de quelques écoles conventionnées catholiques de Kinshasa, préoccupe au plus haut point la synergie de la Société Civile de la RD-Congo. Après avoir assisté hier jeudi 14 novembre 2019, au dépôt du mémorandum des élèves du Lycée Motema Mpiko à l'Assemblée nationale, Jean-Bosco Puna, porte-parole de la synergie de la Société Civile de la RD- Congo et Secrétaire général du Syndicat National des Enseignants des Ecoles conventionnées Catholique (SYNECAT), a invité les parents à ne pas céder.

Pour lui, il n'est pas question de faire marche arrière, pour revenir à l'ancien système de la prise en charge des enseignants par les parents d'élèves. A cet effet, il a rappelé aux enseignants grévistes que la gratuité de l'éducation de base est irréversible.

« Ce système pervers, clientéliste et discriminatoire, a causé beaucoup de torts à notre jeunesse. Aujourd'hui, nous tous, nous devrons donner les mêmes chances à tous les enfants. Voilà pourquoi, nous demandons aux camarades du Collège Boboto, du Lycée Bosangani, du Lycée Motema Mpiko, du Lycée Kabambare et du Lycée Kimwenza de comprendre qu'il y a des sacrifices que nous tous, nous devons consentir pour que la gratuité se consolide », a-t-il indiqué.

Compte tenu des efforts fournis par le gouvernement par rapport à la matérialisation de la gratuité de l'enseignement, et au paiement des salaires de tous les enseignants administrativement en ordre dans les villes et territoires, Jean-Bosco Puna sollicite de l'église catholique un soutien total à cette gratuité. Par ailleurs, il a demandé aux responsables des établissements catholiques de ne plus s'accrocher aux frais que les parents leur versaient, parce que cette contribution discréditait terriblement le système national d'enseignement. Une fois de plus, il a appelé les associations des parents et les syndicats des enseignants à se mobiliser pour que le pays ne retombe pas dans le piège du fonctionnement du système éducatif national sur la base des poches des parents.

Profitant de l'opportunité, le SG du SYNECAT et porte-parole de la synergie a exhorté le gouvernement central à convoquer en urgence les travaux de la commission paritaire exigée depuis la Table ronde sur l'éducation, en août dernier, pour permettre à l'année scolaire 2019-2020 de continuer en toute sérénité. C'est cette commission, selon lui, qui devrait déterminer le barème salarial à allouer à chaque catégorie d'enseignants, mais également fixer la hauteur des frais de fonctionnement à allouer aux écoles, suivant leurs besoins. Elle devrait valider aussi les listes des effectifs des nouvelles unités et des enseignants non payés.

S'agissant de l'Observatoire de la gratuité de l'enseignement lancé depuis le 26 octobre 2019, il a renseigné que des monitorings se font déjà dans des écoles, à travers des points focaux. Par ailleurs, il a annoncé la tenue, incessamment, d'une assemblée générale extraordinaire des enseignants de Kinshasa.

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